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otacon102
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Blog sur la Japanimation. Mangas, jeux videos, wallpapers, avatars, actualités, gifs, Figurines...
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10.10.2007
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08.10.2009

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Culture/Quotidien

ABECEDAIRE Culture et Quotidien nippon

Publié le 07/01/2008 à 12:00 par otacon102
ABECEDAIRE Culture et Quotidien nippon
En cliquant sur le titre de la série choisie, vous pourrez accéder directement à l'article désiré.
Je rappelle d'ailleurs que la majorité de ces articles ont été écrit par des professeurs, étudiants ou particuliers sur le site Wikipedia.fr. Lorsque c'est le cas, un texte introduisant l'article le mentionne, ce qui est tout à fait naturel.
Les articles, figurant dans cette section, où le site "Wikipedia" n'est pas mentionné sont écrit par moi et ne sont en aucun cas copiés sur quelque site que ce soit.

Je remercie ainsi le site Wikipedia.fr et ses rédacteurs pour me laisser publier leurs articles sur ce présent blog afin de mieux vous informer. Si ces derniers veulent que je supprime du blog leurs créations, je le ferai sans aucune hésitation et prendrai un jour le temps d'écrire pour vous.

Bonne lecture à vous.


D
Daruma, les poupées traditionnelles de Takasaki


G
Golden Week 2009


H
Halloween au Japon - Hina Matsuri


I
Igo, ou le jeu de Go


J
Jours Fériés au Japon


K
Kabuki, Le Théâtre - Katana, le sabre japonais - Kendo - Kinkaku Ji, Temple de Kyôto


R
Rurouni Kenshin et le Japon traditionnel


S
Seppuku (Hara Kiri) - Shichigosan, la fête des enfants - ShinsenGumi - Sumo


T
Tanabata le 7 juillet (New!)


W
White Day, le 14 mars


Y
Yakuzas (les)




Golden Week 2009

Publié le 28/04/2009 à 12:00 par otacon102
Golden Week 2009
Cette semaine au Japon c'est, à partir de demain le 29 avril 2009, le Golden Week.

Le Golden week (ゴールデンウィーク) est une série de quatre jours fériés au Japon concentrés sur sept jours.
Ces jours fériés rassemblent en 2009:
* 29 avril - Shōwa no Hi (昭和の日, Jour de naissance de l'Empereur Shōwa - cf. photo ci-dessus de l'empereur Hirohito ou Showa Tenno)
* 3 mai - Kempô Kinen Bi (憲法記念日, Jour de Commémoration de la Constitution)
* 4 mai - Midori no Hi (みどりの日, Jour de la Nature)
* 5 mai - Kodomo no Hi (子供の日, Jour des enfants)

Histoire
Les Lois pour les Fêtes nationales, proclamées en juillet 1948, ont déclarées neuf fêtes officielles. Il y en avait tellement dans la même semaine durant la fin du mois d’avril jusqu’au début mai, que plusieurs compagnies touristiques ont vu leurs revenus augmenter.
L’industrie cinématographique ne fait pas exception. En 1951, le film Jiyū Gakkō a enregistré une vente de billets plus grande durant cette semaine qu'à n'importe quel autre moment de l'année.
Cela a amené le directeur de Daiei Films à surnommer cette semaine la "Golden Week" en se basant sur le langage radiophonique parlant de "golden time" (temps en or) pour la semaine qui a le plus haut indice d’écoute.

À cette époque, le 29 avril était la fête nationale célébrant la naissance de l’Empereur Showa. À sa mort en 1989, la journée fut renommée Journée verte (Greenery Day).
En 2007, le Greenery Day changea du 29 avril au 4 mai, et la journée du 29 avril fut renommée la journée de Showa (Showa Day) pour la consacrer uniquement à l’ancien empereur.

Pratique actuelle
La majorité des Japonais prennent des vacances pendant cette période. Les écoles et les universités sont fermées et les entreprises fonctionnent avec un effectif minimal ou ferment également pour l'occasion car la plupart des employés s'en vont pour une partie ou même la totalité de la semaine.
Tous les lieux touristiques du Japon, notamment les plus populaires, sont pris d'assaut par des foules de visiteurs et les prix des services touristiques flambent.

Evitez d'aller au Japon à cette période-ci au risque de sentir s'alléger votre porte-feuille à la vitesse de l'éclair


Petite note sur l'Empereur Showa
Hirohito (裕仁) ou Hiro-Hito, connu désormais au Japon sous son nom de règne posthume Shōwa Tennō (昭和天皇) ou Empereur Shōwa (né le 29 avril 1901 à Tōkyō – décédé le 7 janvier 1989 à Tōkyō), fut empereur du Japon du 25 décembre 1926 à sa mort.
Fils de l'empereur Taishō et de l'impératrice Teimei, frère des princes Yasuhito Chichibu, Nobuhito Takamatsu et Takahito Mikasa, il est le 124e empereur selon la tradition shintō. Son règne coïncide exactement avec l'ère Shōwa (昭和) d'où il tire son nom posthume.
L'empereur Shōwa est l'un des personnages majeurs de la Seconde Guerre mondiale. La question de sa responsabilité personnelle dans les activités militaires et les crimes de guerre du Japon en Asie avant puis durant la Seconde Guerre mondiale a eu une grande importance politique et fait l'objet de nombreux travaux historiques.

Toute sa biographie ICI

Halloween au Japon

Publié le 31/10/2007 à 12:00 par otacon102

Vidéo Youtube




Au Japon, on ne fête pas normalement Halloween, mais quand les japonais s'y mettent, ca donne des costumes impressionnants...
Les garçons, regardez jusqu'au bout y'a des lapines qui dancent...

Je pense que la fête se passe à Kawazaki, c'est là que la plupart des fêtes d'Halloween se passent..

Hina Matsuri le 03 mars

Publié le 15/03/2009 à 12:00 par otacon102
Hina Matsuri le 03 mars
Je mets avec un peu de retard cet article que j'avais prévu de vous publier le jour de cette fête au Japon, à savoir le 03 mars de chaque année.


Le gros de cet article est disponible sur le site http://www.wikipedia.fr. J'ai rajouté et complété deux-trois petites choses qui n'y étaient pas présentes et corrigé une toute petite erreur d'attention.
Voilà, bonne lecture:

Hina Matsuri, 雛祭り, littéralement « fête des poupées », est une fête qui a lieu au Japon le 3 mars, jour consacré aux petites filles.

Les jours précédents le 3 mars, les petites filles japonaises exposent de précieuses poupées posées sur des petites estrades à plusieurs niveaux. Ces poupées spéciales, qui se transmettent de génération en génération, sont rangées dans un carton tout le reste de l'année. Elles représentent des personnages de la cour impériale de l'ère Heian (平安時代).

Disposition des poupées
* Sur le niveau le plus haut, on trouve l'empereur (お内裏さま, O-Dairi-sama) et l'impératrice (お雛さま, O-Hina-sama) ; un paravent doré fait souvent office d'arrière-plan.
* Sur le second niveau sont disposées 3 dames de cour (三人官女, San-nin kanjo) portant des flacons de saké.
* Quatre musiciens et un chanteur (五人囃し, Go-nin bayashi) se tiennent sur la troisième marche.
* Sur les trois niveaux inférieurs sont présents divers personnages, comme des chars à bœufs. La quatrième étagère inclut souvent deux ministres (大臣, Daijin) : le ministre de gauche (左大臣, Sadaijin) et le ministre de droite (右大臣, Udaijin).

Ceci est la disposition la plus complète, comme vous pouvez en voir un aperçu sur la photographie ci-dessus. Cependant on peut se contenter d'un ensemble plus simple, avec seulement le couple impérial.
À défaut de poupées, on peut même représenter un couple en origamis.

Origine et tradition
Cette fête remonte à l'époque Heian. Les poupées étaient supposées protéger des mauvais esprits. Pour célébrer hina matsuri, on boit traditionnellement du amazake, boisson peu alcoolisée à base de riz, et on mange des hina arare, biscuits à base de riz, et un plat traditionnel: le chirashizushi, un plat de riz vinaigré sur lequel on dispose une multitude de tranches de divers poissons.

Selon la croyance traditionnelle, il faut ranger les poupées le soir du 3 mars, sans quoi la fille de la maison ne pourra pas se marier pendant un an. Cette fête est célébrée dans la plupart des foyers, qu'il y ait une fille non mariée ou non.

Jours fériés au Japon

Publié le 03/03/2008 à 12:00 par otacon102
Jours fériés au Japon
Voici un texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait. Je ne vous publie qu'une partie du texte.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir emprunté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses intéressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.


Le Japon est un des pays au monde à posséder le plus de fêtes et de jours fériés (15 jours fériés). Ils proviennent pour la plupart des rites des deux grandes croyances japonaises que sont le Shintoïsme et le Bouddhisme.

« ... no hi » signifie : « Le jour de ... »
« ... matsuri » signifie : « La fête de ... »

Si un jour férié tombe un dimanche, le lundi suivant est chômé.

Janvier
* 1er : Ganjitsu (元日), Le Jour de l'An
* 6 : Dezomeshiki, La parade du Nouvel an (Tōkyō)
* 7 : Usokae, Echange de Bouvreuils (Dazaifu)
* 7 : Nanakusa (七草)
* 9 ~ 11 : Toka Ebisu Festival (十日戎) (Ōsaka)
* 11 : Kagami biraki (鏡開き)
* 2e lundi de janvier : Seijin no Hi (成人の日), Le jour de l'accession à la majorité
* 15 : Koshōgatsu (小正月)
* 15 : Sagichō (左義長)
* 15 : Yamayaki, Fête du feu de l'herbe (Nara)

Février
* Début février : Festival de la neige de Sapporo (Sapporo)
* 3 ou 4 : Setsubun (節分), Fête du lancer de haricots
* 3 ou 4 : Festival des lanternes (Nara)
* 11 : Kenkoku Kinen no Hi (建国記念の日), L'anniversaire de la fondation de l'État
* 14 février : Saint-Valentin, ce n'est pas un jour férié mais ce jour là, les filles offrent du chocolat aux garçons qui répondent le 14 mars de la même manière.
* 3e samedi : Saidai-ji Eyo matsuri, Fête de l'homme nu (Saidai-ji (Okayama))

Mars
* 1er ~ 14 : Omizu-tori, Fête du puisage (Tōdai-ji, Nara)
* 3 : Hina Matsuri, Fête des poupées
* 13 : Kasuga Shrine Festival (Nara)
* 14 mars : White Day, les garçons offrent du chocolat aux filles en réponse à la Saint-Valentin
* 20 ou 21 : Shunbun no Hi, Le jour de l'équinoxe de printemps

Avril
* 8 : Hana matsuri, Fête des fleurs
* 14 et 15 : Takayama matsuri, Défilé de chars décorés (Takayama, préfecture de Gifu)
* 14 et 15 : Yayoi matsuri, Défilé de chars décorés (Nikkō)
* 29 : Shōwa no Hi, L’anniversaire de l’empereur Shōwa

Mai
* 3 : Kempō Kinenbi, La commémoration de la constitution
* 3 et 4 : Hakata Dontaku matsuri (Fukuoka)
* 3 ~ 5 : Hamamatsu matsuri, Fête du Cerf-volant (Hamamatsu)
* 4 : Midori no Hi, Fête de la nature
* 5 : Kodomo no Hi, Le jour des enfants
* 15 : Début de la pêche au cormoran (Gifu)
* Samedi et dimanche précédent le 15 des années impaires : Kanda matsuri (Tōkyō)
* 15 : Aoi Matsuri, La fête bleué, Festival de la rose trémière (Kyōto)
* 17 et 18 : Tosho-gu Grand Festival (Nikko)
* 3e week-end de mai : Sanja matsuri (Tōkyō)
* 3e dimanche de mai : Mifune matsuri (Kyōto)

Juin
* 1er : Koromogae, changement de garde-robe.
* 10 et 16, une année sur deux : Sanno matsuri (Tōkyō)
* 14 : Fête de la plantation du riz (Ōsaka)
* 15 : Chagu-chagu Umakko, Fête du cheval (Morioka)

Juillet
* 1er ~ 15 : Yamagasa matsuri (Fukuoka)
* 7 : Tanabata matsuri, Fête des étoiles
* 13 ~ 16 : O-Bon, La fête des morts (dans certaines préfectures)
* 14 : Nachi no hi matsuri, Fête du feu (Nachi-Katsura)
* Mi-juillet : Kangensai Music Festival (Miyajima)
* 17 ~ 24 : Gion Matsuri (Kyōto)
* 3e lundi de juillet : Umi no Hi, Le jour de la mer
* 24 et 25 : Tenji matsuri (Ōsaka)
* Dernier samedi de juillet : Hanabi Taikai, Grand feu d'artifice (Tōkyō)

Août
* 1er ~ 7 : Neputa matsuri, Défilé de chars décorés (Hirosaki)
* 2 ~ 7 : Nebuta matsuri, Défilé de chars décorés (Aomori)
* 4 ~ 7 : Kanto matsuri (Akita)
* 6 ~ 8 : Sendai Tanabata (Sendai)
* 12 ~ 15 : Awa-Odori (Tokushima)
* 13 ~ 16 : O-Bon, La fête des morts (dans la plupart des préfectures)
* 16 : Daimonji Bonfire (Kyōto)

Septembre
* 14 ~ 16 : Hachiman-gu Festival, Défilé de chars décorés (Kamakura)
* 3e lundi de septembre : Keirō no Hi, Le jour des personnes âgées
* 22 ou 23 : Shūbun no Hi, Le jour de l'équinoxe d'automne

Octobre
* 1er : Koromogae, changement de garde-robe.
* 7 ~ 9 : Kunchi matsuri (Nagasaki)
* 2e lundi d'octobre : Taiiku no Hi, Jour de l'éducation physique
* 9 et 10 : Takayama matsuri (Gifu)
* 14 et 15 : Kenka matsuri (Himeiji)
* 14 ~ 19 : Doburoku matsuri (Shirakawa-go)
* 15 : Fin de la pêche au cormoran (Gifu)
* Week-end de mi-octobre : Nagoya Festival, Festival de Nagoya (Nagoya)
* 17 : Tosho-gu Fall Festival (Nikko)
* 22 : Jidai matsuri, Fête des âges (Kyōto)
* 22 : Kuruma matsuri, Fête du feu (Kyōto)

Novembre
* 2 ~ 4 : Karatsu Kunchi (Kyushu)
* 3 : Bunka no Hi, Jour de la culture
* 3 : Daimyo Gyoretsu, Fête du seigneur féodal (Hakone)
* 15 : Shichi-go-san, Fête des enfants de Sept-Cinq-Trois ans
* Mi-novembre : Tori-no-ichi, Fête des râteaux (Tōkyō)
* 23 : Kinrō Kansha no Hi, Fête du travail

Décembre
* 15 ~ 18 : On matsuri (Nara)
* 17 ~ 19 : Hagoita-Ichi, Fête des raquettes (Tōkyō)
* 23 : Fête nationale du Japon
* 23 : Tennō Tanjōbi, Anniversaire de l'empereur
* 25 : Noël japonais
* 31 : Okera Mairi Ceremony (Kyōto)
* 31 : Namahage (Oga)

Katana, sabre japonais

Publié le 01/11/2008 à 12:00 par otacon102
Katana, sabre japonais
Voici un texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait dont je ne vous publie qu'une partie.
Vous saurez donc que vous pouvez lire l'intégralité de l'article sur Wikipédia, en cliquant ICI.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir emprunté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses intéressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.


Symbole de la caste des samouraïs, le katana est un sabre (arme blanche courbe à un seul tranchant) de plus de 60 cm. Il est porté glissé dans la ceinture, tranchant dirigé vers le haut. Porté avec un wakizashi, ils forment le daisho. Certaines périodes de l'histoire japonaise étant plus calmes, le katana avait plus un rôle d'apparat que d'arme réelle. Le katana est une arme de taille (dont on utilise le tranchant) et d'estoc (dont on utilise la pointe).
Par extension, le terme katana sert souvent à désigner l'ensemble des sabres japonais (Tachi, uchigatana etc.)
Sa production dépasse celle du tachi pendant l'ère Muromachi (après 1392).

Le katana a une taille supérieure à 60 cm mais peut varier selon les périodes et techniques de guerre. Il se manie généralement à deux mains, mais certaines techniques, comme la célèbre technique à deux sabres de Musashi Miyamoto, ou des techniques impliquant l'utilisation du fourreau, supposent le maniement à une main. Sa poignée (tsuka), suivant le climat politique, variait entre la largeur de deux ou trois mains. La tsuka se termine par une garde (tsuba) qui protège la main. Le poids d'un katana standard varie de 800 grammes à 1300 grammes.

Fabrication
Parties du katana
La lame ainsi que la poignée comportent plusieurs parties qui ont chacune leur nom ; ceci marque l'importance que la culture japonaise accorde au sabre.
* tsuka : poignée ; son cœur est constitué de deux coques de bois de magnolia.
o kashira, ou tsukagashira : décoration au bout du pommeau ;
o menuki : broche d'ornement sur la poignée, elle aide également à la saisie ; elle n'est pas posée au même niveau sur la face omote que sur la face ura ;
o mekugi : goupille de bambou qui fixe la lame à la tsuka ; la soie (nakago) de la lame et la tsuka sont percées, et le mekugi les traverse de part en part ;
o same kawa : peau de requin ou de raie pastenague qui recouvre le bois de la tsuka ; cette peau (contenant de la silice) collée autour ou sur chaque flanc de la poignée servait notamment à l'extrême rigidité de celle-ci ;
o tsuka ito ou tsuka maki : laçage de tresse spéciale en soie ou coton, ou encore de cuir autour de la poignée, permettant une meilleure préhension et de maintenir les deux coques constituant la tsuka.
* tsuba : garde ;
* seppa : parties métallique entre la tsuba et la lame, guidant la soie (nakago) lors de son insertion dans la tsuka ;
* habaki : pièce métallique située à la base de la lame ; elle sert à « verrouiller » le sabre dans le fourreau (saya), à éviter qu'il ne tombe ; pour dégainer, l'escrimeur pousse sur la garde (tsuba) avec le pouce pour faire sortir le habaki du saya et pouvoir tirer la lame ;
* lame
o nakago : soie, partie insérée dans la tsuka et percée du mekugiana (trou permettant le passage du mekugi) ;
+ hitoe : dos de la soie ;
+ yasurime : traits de lime organisés sur la soie, varient selon les écoles;
+ mei : signature gravée dans la soie identifiant le forgeron
o mune machi : décrochement sur le dos de la lame, marquant le début du dos de la soie (hitoe) ;
o mune : dos de la lame ;
o bohi : gouttière ou gorge, permettant d'alléger la lame
o yakiba : partie trempée de la lame, formant la ligne de trempe, (hamon). Présente différentes formes : vagues, boîtes, etc
o hassaki : tranchant de la lame ;
o shinogiji : partie parallèle des flancs, verticale lorsque le sabre est porté à la ceinture ou bien en garde ;
o arêtes : la partie parallèle des flancs de la lame (shinogiji) a une certaine épaisseur ; la lame s'affine vers la pointe (kissaki) et vers le tranchant (hassaki), la transition de la partie parallèle et les parties s'affinant forment trois arêtes qui se rencontrent en un point nommé mitsukado ;
+ shinogi : arête latérale de la lame
+ yokote : arête séparant la pointe (kissaki) du reste de la lame
+ koshinogi
o mono-uchi : les 9 cm à partir du yokote ; c'est principalement avec cette partie que sont effectuées les coupes
o kissaki : pointe biseautée ; elle est séparée du reste de la lame par une arrête, le yokote
o sashi omote : lorsque le sabre est porté à la ceinture (sur le flanc gauche, courbure vers le haut), c'est la partie présentée au public (omote), la partie côté extérieur ; lorsque le guerrier est en garde (kamae), c'est le flanc gauche de la lame ;
c'est également ce côté qui est présenté lorsque la lame est sur un présentoir ;
o sashi ura : lorsque le sabre est porté à la ceinture, c'est la partie cachée (ura) ; lorsque le guerrier est en garde (kamae), c'est le flanc droit de la lame ;
* saya : fourreau ; il est fait de bois de magnolia qui, bien séché, est absorbeur d'humidité, limitant l'oxydation des lames ; il est recouvert de laque traditionnelle (22 couches) d'aspect lisse ou granulé à motif avec ou sans incrustation ; celle-ci avait deux vertus : rendre étanche l'ensemble sabre fourreau, et rigidifier le fourreau fait de magnolia fragile ;
o sageo : cordelette.

Présentation du katana
Lorsque le katana est sur son présentoir, il est placé :
* dans son fourreau (saya) ;
* tranchant vers le haut ;
* face publique (omote) visible.

Célèbres fabricants de katana
* Amakuni (qui forgea le premier katana, vers 700 ap. J.-C.)
* Munechika
* Rai Kunitoshi
* Rai Kunimitsu
* Soshu Masamune
* Soshu Sadamune
* Muramasa Sengo
* Inoue Shinkai
* Gassan Sadakazu
* Yosozaemon Sukesada
* Yamato Kaneuji
* Bizen Saburo Kunimune
* Etchu Norishige
* Go Yoshihiro
* Magoroku Kanemoto
* Sadatoshi Gassan
* Kotetsu Nagasone

Le katana dans les arts martiaux
Pour l'entraînement au katana, on utilise cinq types de sabre d'entraînement :

* le iaito, réplique en métal (un alliage d'aluminium et de zinc), non tranchante, d'un katana; cette déclinaison du sabre japonais est l'outil d'entraînement de prédilection des pratiquants de iaido.
* le bokken, sabre en bois rigide ; c'est une arme en soi (le célèbre samouraï Musashi Miyamoto a remporté son fameux duel contre Kojiro Sasaki avec un bokken improvisé en taillant une rame de la barque qui l'emmenait sur le lieu du duel). Il est utilisé par les pratiquants de iaido pour des combats, et par les pratiquants d'aïkido et de kendo dans des katas.
* le suburito, sabre en bois rigide et lourd, destiné à s'entraîner aux coupes dans le vide (suburi) en se musclant ;
* le shinai, formé par des lamelles de bambou maintenues par une gaine de cuir; ce sabre permet de porter des frappes réelles sans danger, moyennant des protections corporelles, et est utilisé par les pratiquants du kendo (??).
* le shinken, qui est un katana authentique et aiguisé; il est utilisé principalement pour les coupes, comme dans le batto do et le tame shigiri, contre des cibles constituées de tatamis ou de nattes de pailles roulées. Les hauts gradés (5e dan ou plus) en kenjutsu et en iaido les utilisent pour passer des examens ou certains katas.

Il existe maintenant des katana en mousse permettant de porter des assauts plus virulents sans danger, utilisés en sport chanbara (forme ludique du kendo).

Bibliographie

* Nippon To: Le Sabre Japonais, Serge Degore, Éditions du Portail, 1999, (ISBN 978-2865510221)
* Le Katana : le sabre du Samouraï, Gilles Bongrain, Crépin-Leblond, 2004, (ISBN 978-2703002369)
* Le Sabre japonais, âme du samouraï, Gregory Irvine, Désiris, 2003, (ISBN 978-2907653886)

Kinkaku Ji, Temple de Kyôto

Publié le 11/01/2009 à 12:00 par otacon102
Kinkaku Ji, Temple de Kyôto
Cet article a pour but de mieux vous renseigner sur les wallpapers précédemment ajoutés sur le temple Kinkaku Ji.

Ce texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait dont je ne vous publie qu'une partie.
Vous saurez donc que vous pouvez lire l'intégralité de l'article sur Wikipédia, en cliquant ICI.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir emprunté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses intéressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.


Kinkaku-ji (en japonais : 金閣寺, Temple du Pavillon d'or) est le nom usuel du temple Rokuon-ji (鹿苑寺, temple impérial du jardin des cerfs) situé à Kyōto. Ce nom est tiré du Kinkaku (金閣, « pavillon d'or »), un bâtiment recouvert d'or, situé dans le jardin du temple.

Dans les années 1220, le site abrite la villa Kitayamadai de Kintsune Saionji (1171-1244, chef du clan Saionji, qui fait partie d'une branche des Fujiwara) ainsi que le temple Saionji, inauguré en 1224. Après le déclin des Saionji, la villa et le temple ne sont plus entretenus ; seule une mare demeure de cette époque.

Yoshimitsu (1358-1408), le 3e des shoguns Ashikaga, abdique en 1394 pour laisser la place à son fils Yochimochi. Trois ans plus tard, en 1397, il achète le site au clan Saionji et commence à y construire une nouvelle villa, Kitayamaden, en faisant de son mieux pour en faire un lieu exceptionnel, destiné à accueillir plusieurs reliques bouddhistes. Il y réside jusqu'à sa mort. Après sa mort et conformément à ses volontés, son fils Yochimochi en fait un temple Zen de l'école Rinzai.

Le temple a été brûlé plusieurs fois pendant la guerre d'Ōnin et seul le pavillon d'or a survécu. Le jardin a cependant gardé son aspect de l'époque.

Ce qui a rendu le temple célèbre, c'est le pavillon d'or (金閣, kinkaku), situé dans son jardin. Le bâtiment est entièrement recouvert d'or pur, à l'exception du rez-de-chaussée. Le pavillon sert de shariden, contenant des reliques de Bouddha. Sur le toit se trouve un fenghuang doré, ou "phoenix chinois" (Jp. 鳳凰 hōō).

D'un point de vue architectural, c'est un bâtiment harmonieux et élégant qui regroupe 3 types d'architecture différents :
- Le rez de chaussée (Hō-sui-in) est de style Shinden-zukuri, le style des palais de l'époque Heian.
- Le premier étage (Chō-on-dō) suit le style Buke-zukuri des maisons de samouraï.
- Le deuxième étage (Kukkyō-chō) est de style Karayō, celui des temples Zen. Le toit est couvert de bardeaux.

En 1950, le Pavillon d'or a été entièrement brûlé par un moine mentalement déficient ; cet événement est au centre du roman de Yukio Mishima, Le Pavillon d'or. Le bâtiment actuel, reconstruit à l'identique, date de 1955.
En 1987, il est rénové et reçoit une nouvelle couche, cinq fois plus épaisse, de feuilles d'or.
En 1994, le Pavillon d'or est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le Jeu de Go

Publié le 30/12/2007 à 12:00 par otacon102
Le Jeu de Go
Voici un texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait. Je ne vous publie qu'une partie du texte, notamment l'histoire du go, le matériel requis pour y jouer et ses règles principales.
Vous saurez donc que vous pouvez lire l'intégralité de l'article sur Wikipédia, en cliquant ICI.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir empruinté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses interressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.


"Originaire d'Extrême-Orient, le jeu de go (碁 ou 囲碁 : igo en japonais) oppose deux adversaires qui placent à tour de rôle des pierres noires et blanches sur un tablier, appelé goban, tentant ainsi de contrôler le plan de jeu en y construisant des « territoires ». Chaque pierre représente un soldat ; les soldats encerclés deviennent des prisonniers.
Il s'agit du plus ancien jeu de stratégie combinatoire abstrait connu. Malgré son ancienneté, le jeu de go continue à jouir d'une grande popularité en Chine, en Corée et au Japon. Dans le reste du monde, où sa découverte est récente, sa notoriété va également croissant. Son succès tient autant à la simplicité de ses règles qu'à sa grande richesse combinatoire et sa profondeur stratégique.

Histoire du go
La très longue histoire du go s'est déroulée pour une grande part dans des mondes clos et séparés : en Chine d'abord puis au Japon et enfin en Occident. C'est seulement depuis la fin du XXe siècle que le go commence à s'unifier sur le plan mondial.

Un jeu chinois: Jeu de go au XVIe siècle. Détail des « Quatre accomplissements » par Kano Eitoku.
Légendes des origines
Selon une tradition chinoise, ce serait deux dragons appelés Hei-Zi (le noir) et Bai-Zi (le blanc) se disputant pour savoir lequel des deux était le plus puissant qui créèrent le wéiqí (nom chinois du go) pour se départager. Les dieux envoyèrent alors un troisième dragon observer la partie et lui ordonnèrent de ne revenir faire son rapport qu'une fois celle-ci terminée. Leurs règles étaient les mêmes que les nôtres aujourd'hui, si ce n'est que la règle du ko n'existait pas puisque, étant immortels, ils étaient infiniment patients. Les dragons jouent donc depuis des milliers d'années et chaque millénaire, les dieux envoient un nouvel observateur. Actuellement, cinq dragons observent le jeu et un sixième devrait être envoyé dans quelques années.
Sur le plan historique, bien que le wéiqí soit très ancien, les datations qui lui attribuent plus de 4 000 ans d'âge ne reposent que sur des récits légendaires que rien ne vient étayer mais que beaucoup ont pris pour argent comptant. Seule certitude, le jeu fut inventé bien avant notre ère en Chine. Son attribution à l'un ou l'autre des empereurs légendaires Yao ou Shun, chacun l'ayant utilisé pour l'éducation de leur fils, n'a aucun fondement historique. Pas plus d'ailleurs qu'une autre légende qui en attribue l'invention à un vassal, s'appelant U, qui l'aurait imaginé, quant à lui, pour distraire son suzerain sous le règne de Jie Gui au XVIIe siècle av. J.-C.
Certains chercheurs voient dans l'art divinatoire chinois du Yi Jing de nombreuses analogies avec le wéiqí qui pourrait en être le vecteur matériel.

Premières attestations
On trouve les premières références écrites à un jeu qui pourrait être le go dans les Annales des Printemps et des Automnes (entre 722 et 481 av. J.-C.). Plus tard, Confucius mentionne le go dans ses entretiens.
Le jeu connaît alors un très fort développement avec l'apparition d'un système de classement des joueurs, d'instituts de go et de fonctionnaires. Les livres se multiplient : recueils de parties, écrits théoriques, listes de joueurs, etc. Les premiers traités de go sont écrits à la fin de la dynastie Han (début du IIIe siècle ap. J.-C.). Le go est alors intégré aux « trois arts sacrés » (peinture, musique et calligraphie) pratiqués par l'empereur et ses courtisans ; cela durera jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Dès la fin des Hans et jusqu'à la restauration de l'empire par les Sui en 589 ap. J.-C., les classes dirigeantes sombrent dans le désœuvrement et se tournent vers le taoïsme et le go.

Un jeu japonais
Le wéiqí arrive en Corée au Ve siècle et atteint enfin l'archipel nippon où il est vite adopté par l'aristocratie locale, très influencée par la Chine. Selon la tradition, c'est en 735 que le go fut introduit au Japon mais on trouve des interdictions du go déjà édictées plusieurs dizaines d'années plus tôt. Dans un décret de l'impératrice Jitō promulgué en 701, l'aristocratie s'arroge le droit d'y jouer. Les moines bouddhistes, auxquels on interdit la musique et les jeux de hasard obtiennent le droit de jouer au go, non considéré comme un jeu de hasard. Réservé à l'élite sociale, le go ne s'est cependant pas démocratisé au Japon avant le XXe siècle.
La pratique du go se généralisera parmi les samouraïs comme entraînement à la stratégie militaire. À Kyōto, les moines nichirens (secte bouddhiste japonaise) seront les fondateurs d'Honinbō, la première grande école de go qui durera jusqu'en 1940.
Au XVe siècle, une simple modification de règles va transformer profondément la pratique du jeu. On abolit la règle du zuozi qui consiste à placer une pierre dans chacun des quatre hoshi de coin du goban et on commence désormais la partie avec un goban entièrement vide. Le zuozi restera en vigueur en Chine jusqu'au début du XXe siècle. Au Japon, le go est désormais libre pour les explorations théoriques sans entrave qui déboucheront sur le développement des fuseki et des joseki.

Âge d'Or du go: Geisha jouant au go
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, le go est objet de grand intérêt de la part des seigneurs qui se disputent le pouvoir. En 1578, le daimyo Oda Nobunaga invite à Edo le moine Nikkai, un joueur réputé, pour l'affronter. Impressionné par la force de Nikkai, il lui accorde le titre de Meijin (Maître) qui deviendra par la suite l'un des grades les plus prestigieux du monde du go. Nikkai est nommé instructeur d'Oda Nobunaga. Quelques années plus tard, en 1582, celui-ci assiste à une partie dans laquelle apparut un triple ko. Le soir même, l'un de ses compagnons d'arme se révolte, provoquant le seppuku d'Oda Nobunaga. Depuis, le triple ko est considéré comme un présage néfaste.
En 1590, Toyotomi Hideyoshi organisa le premier tournoi officiel pour désigner le plus fort joueur du pays. Honinbō Sansa (nouveau nom de Nikkai) remporta ce premier titre. Les autres joueurs sont classés en fonction de leur rang selon le système nouvellement créé des dan.
Avec l'unification du Japon par Ieyasu Tokugawa en 1603, le go, soutenu par les militaires et le shogunat Tokugawa, entre dans sa période classique et connaît un développement ininterrompu pendant plus de deux siècles et demi. Grâce à la protection du shogun, le go acquiert un statut officiel et devient une institution gouvernementale. Le meilleur joueur du pays se voit promu au rang de godoroko, une sorte de « ministre du go » qui a la haute main sur toute l'administration du go professionnel. Trois nouvelles grandes écoles voient le jour, Hayashi, Inoue et Yasui, qui disputeront la prééminence à la prestigieuse Honinbō. Elles s'affronteront pour se partager les prébendes et les postes de fonctionnaires richement dotés. Un tournoi annuel (o-shiro-go) réunira les deux meilleurs joueurs en présence de l'empereur et du shogun.
En 1868, la restauration Meiji mettra un terme à cet âge d'or. Avec l'entrée du Japon dans l'ère industrielle, le go perd ses repères féodaux traditionnels et ses mécènes et il sombre dans une crise durable et profonde. Plusieurs tentatives de réorganisation avortent rapidement. En 1879 cependant est fondé Hōensha, la première organisation qui parvient à fédérer le monde du go. Après de nombreuses vicissitudes, il en émergera la Nihon Ki-in fondée le 20 mai 1924. Les premières décisions de ces organisations visent à démocratiser le go. Grâce à la couverture régulière dont il est l'objet dans certains journaux comme le Daily Yomiuri le go devient très populaire.
C'est aussi alors que sont édictés les premiers règlements concernant les cadences de jeu : en 1922, le temps total dont dispose chaque joueur est réduit à 16 heures. Il n'était en effet pas rare à l'époque qu'une partie durât une semaine ou plus ; certaines parties furent interrompues jusqu'à 20 fois. Le roman de Kawabata, Le Maître, ou le Tournoi de go, mettant en scène une célèbre confrontation de Kitani Minoru, donne un exemple de ces parties interminables. La durée des parties sera encore réduite par la suite.

Le go moderne
Après la Seconde Guerre mondiale, le go se développe sous l'impulsion de la fédération japonaise (Nihon Ki-in). En Chine où il végétait depuis des siècles, le jeu de go, après avoir surmonté la crise de la Révolution culturelle, connaît un renouveau spectaculaire depuis les années 1980 et un développement sans précédent. Dans les années 1990, c'est au tour de la Corée d'entrer en scène avec de très forts joueurs, comme Lee Chang-ho considéré comme le meilleur joueur du monde. De fait, à la fin des années 1990, les trois meilleurs joueurs coréens se sont adjugés, à eux seuls, près de 50% des titres internationaux. Le Japon, qui régnait sans partage sur le monde du go pendant des siècles, voit sa suprématie bousculée et remise définitivement en question. Les trois pays de l'Asie de l'Est ont trouvé à travers le go une nouvelle occasion de vider leurs querelles historiques.
Dans le reste du monde, l'intérêt pour le go s'est constamment développé mais à un rythme moins soutenu, souvent au travers de la diaspora chinoise, coréenne ou japonaise. Il faudra attendre 1978 pour voir un Européen obtenir un titre professionnel de go et 2000 pour qu'un Occidental obtienne un rang de neuvième dan. En Europe, le plus fort joueur professionnel est actuellement le Chinois Fan Hui, arrivé en France en 2000. Aujourd'hui, on compte plus de quarante millions de joueurs dont un million d'Européens. La parution du manga Hikaru no Go, à la fin des années 1990, a ravivé l'intérêt pour ce jeu, notamment chez les jeunes.

Matériel de jeu: Équipement traditionnel de go
Le matériel de jeu du go est extrêmement simple. Il a pourtant donné lieu à des productions artistiques extrêmement élaborées : matériaux précieux, décorations soignées, etc. Aujourd'hui encore, les équipements traditionnels sont produits et atteignent des prix astronomiques. Mais la démocratisation du go permet désormais de trouver des équipements tout à fait accessibles.

- Goban
Une partie de go se déroule sur un tablier, le goban, sur lequel est tracée une grille de 19 lignes horizontales par 19 lignes verticales qui déterminent 361 intersections. Ces dimensions standards sont pourtant fréquemment réduites à 13×13 et 9×9. Les gobans de petites tailles sont utilisées principalement pour l'initiation et les parties rapides mais il y a aujourd'hui une tendance à valoriser le jeu sur ces petits goban.

- Pierres
Les deux adversaires déposent des jetons noirs et blancs, appelés pierres (go-ishi 碁石, 棋子), sur le goban. En théorie, ils disposent d'un nombre indéfini de pierres, autant qu'il en faut. Les équipement se limitent à 181 pierres noires et 180 pierres blanches (noir possède une pierre de plus étant donné qu'il joue en premier), nombre qui permet de remplir les 361 intersections du go-ban. En pratique, il est très rare qu'une partie dépasse trois cents coups, pour lesquels disposer de 150 pierres chacun est suffisant.
Dépourvues de toute inscription ou décoration, les pierres ont toutes la même forme, et ne se différencient que par la couleur et la matière. La forme est celle de lentilles biconvexes ou plan-convexes (pierres Yunzi par exemple). Traditionnellement, les pierres étaient en ardoise et coquillage. Aujourd'hui, le matériau le plus courant est le verre coloré mais on en trouve en différentes autres exécutions : plastiques ou bois, mais aussi jade, agate et autres pierres semi-précieuses.

- Bols
Les pierres sont conservées dans des bols (go-su 碁笥) dont les couvercles servent à recueillir les prisonniers ennemis. Les bols ont également donné lieu à des productions de qualité extrêmement variées (allant du plastique au bois précieux).

- Horloge
Depuis les années 1920, le temps imparti pour la partie est limité et contrôlé par une horloge. Traditionnellement, dans les grands tournois, le décompte du temps est tenu par un assistant. De nos jours, les amateurs se contentent d'une pendule à double décompte, identique aux pendules d'échecs. Pour la cadence de jeu, le principe le plus répandu, abusivement appelé byo yomi, consiste à attribuer un temps global pour la partie puis à faire suivre celui-ci d'une période supplémentaire, le byo yomi, durant laquelle chaque joueur se voit attribué un temps fixe par coup. Vu sa complexité, le décompte du byo yomi moderne nécessite l'emploi de pendules électroniques. Ce matériel n'étant pas toujours disponible, des systèmes hybrides ont été développés (byo yomi canadien par exemple).

Exemples de byo yomi :
* 30 minutes pour la partie, après quoi les joueurs disposent de 30 secondes par coup
* 2 heures pour la partie, suivi par un byo yomi de 1 minute par coup.

Abrégé des règles du jeu
Le but est de former des territoires, ensembles d'intersections vides contrôlés par le joueur. Noir commence en déposant sur la grille vide une pierre de sa couleur. Puis, à tour de rôle, les joueurs posent une nouvelle pierre sur une intersection vide du goban. Il est permis de passer son tour mais quand les deux joueurs passent consécutivement, la partie est terminée. Les pierres adjacentes de même couleurs sont connectées et forment un groupe. Les intersections vides adjacentes à un groupe sont ses libertés. Si un joueur supprime la dernière liberté, il enlève (capture ou tue) la pierre ou le groupe encerclé (Voir atari). Cependant, recréer une position antérieure identique est interdit. (règle du ko). À la fin de la partie, on évalue le score de chaque joueur. Les prisonniers (pierres prises ou mortes) sont placés sur les intersections des territoires de l'adversaire. Puis, on compte un point par intersection libre (un prisonnier ou un territoire valant un point). Le vainqueur est celui qui possède le plus de points.

- Komi
Noir, qui joue le premier, bénéficie d'un avantage systématique. Pendant des siècles, le go s'est joué sans compensation de ce déséquilibre puis l'avantage de Noir a été évalué à cinq points et demi. Blanc s'est donc vu attribuer autant de points supplémentaires dans les parties sans pierre de handicap. C'est cette compensation qu'on appelle le komi.
Depuis quelques années, la tendance est à l'augmentation du komi qui est passé à 6,5 points en Corée et au Japon et même 7,5 points en Chine ainsi qu'en France.
Dans le cas des parties avec pierres de handicap, le komi est réduit à un demi-point. Le demi-point du komi rend impossible les matchs nuls ou jigo en japonais.

Apprentissage et maîtrise du go
En dépit de la simplicité de ses règles, le go n'est pas un jeu facile. Différentes méthodes se sont développées pour permettre aux débutants, en particulier aux enfants, de goûter les joies du go sans forcément en connaître toutes les finesses. L'une des méthodes d'initiation la mieux connue est aujourd'hui la méthode pas-à-pas qui permet au néophyte d'approcher le jeu petit à petit.
Mais progresser au go réclame bien davantage que la simple mémorisation des règles du jeu et un bon entraînement. Le développement séculaire du jeu a en effet produit un corpus théorique considérable de fuseki, joseki, tsumego, yose, etc. que le candidat à la maîtrise doit dominer s'il veut avoir la moindre chance de faire valoir ses talents parmi l'élite du go. Au Japon, le système, institutionnalisé de très longue date, est figé et sépare drastiquement « professionnels » et « amateurs » : le go professionnel est largement coopté et les candidats entrent dans les écoles de go comme insei avant de gravir éventuellement les échelons. Dans le reste du monde, le niveau de jeu est très variable selon les pays et les compétitions mais à ce jour, les joueurs occidentaux qui peuvent rivaliser sérieusement avec les champions japonais, coréens ou chinois sont rarissimes.
Au Japon et Chine, les principes stratégiques généraux ont souvent été exprimés sous la forme très accessible de proverbes[24]. En Occident, l'accès à ces informations est compliqué par les difficultés linguistiques : la quasi totalité de la littérature technique du go est rédigée en japonais, chinois ou coréen. Les traductions que l'on commence à trouver sont un bon indice de la hausse de la popularité du go en Occident."


Il s'agit d'un jeu que je pratique moi-même, en amatrice, et que j'apprends avec mon sensei Ama. (je reste malgré ses efforts une tuile >< mais je m'amuse beaucoup)
Le jeu de go est le thème principal de la série animée (et manga) Hikaru no go dont vous pourrez voir l'article dans la catégorie 01 du blog ou en cliquant ICI.


Le Kendo

Publié le 22/03/2008 à 12:00 par otacon102
Le Kendo
Voici un texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait par, manifestement un pratiquant du kendo. Je ne vous publie qu'une partie du texte, notamment l'histoire du kendo, le matériel requis pour le pratiquer et ses règles principales.
Vous saurez donc que vous pouvez lire l'intégralité de l'article sur Wikipédia, en cliquant ICI.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir emprunté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses intéressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.


Le kendo (剣道 - littéralement la voie du sabre, en japonais) est la version moderne du kenjutsu (剣術), l'escrime au sabre pratiquée autrefois au Japon par les samouraï. Par version moderne, il faut comprendre que le kendo n'est pas seulement un art martial mais également un sport de compétition, aujourd'hui largement pratiqué dans le monde.

Le kendo ne se résume toutefois pas à un simple ensemble de techniques et de tactiques du combat au sabre. Il comprend également un volet spirituel. Le kendo permet à ses pratiquants de développer leur force de caractère et leur détermination.


Histoire
« Le kendo est la plus ancienne, la plus respectée et la plus populaire des disciplines modernes du Budo » nous indique en 1983 Donn F. Draeger, l'un des spécialistes des arts martiaux japonais.

Après une longue période de guerres et l'unification du pays par le Shogun Tokugawa Ieyasu, le Japon entre dans une ère de paix qui durera plus de 260 ans, l'époque d'Edo (1600-1868), au cours de laquelle le kenjutsu qui a perdu en pratique sa finalité sur les champs de bataille prend son essor dans la formation de la caste dirigeante, celle des bushi (ou samouraï). Le kenjutsu est alors l'un des 18 arts martiaux que doit pratiquer le bushi. De nombreux traités sur le sabre sont publiés à cette époque au Japon tel le "Gorin no sho" de Miyamoto Musashi ou le Hagakure de Yamamoto Jocho. De "sabre pour tuer" le kenjutsu évolue vers le "sabre pour vivre" (katsujinken) par l'étude duquel le pratiquant forge sa personnalité. Afin de faciliter la pratique jusque là limitée à des kata au sabre de bois (bokken) ou au sabre réel, Naganuma Shiro développe au début du XVIIIe siècle le sabre en bambou (shinai/shinaï) et différentes protections (bogu) afin d'autoriser des frappes réelles pendant les assauts. Parallèlement à l'amélioration du matériel qui prend la forme définitive que nous lui connaissons aujourd'hui peu avant la fin de l'ère Edo, le kenjutsu évolue vers sa forme moderne, le kendo.

A la Restauration de Meiji (1868), le port du sabre est interdit par décret impérial en 1876, la caste des samouraïs est dissoute et les arts martiaux tombent en désuétude avec l'introduction des techniques militaires occidentales. Les arts martiaux, dont le kenjutsu, renaissent toutefois dès 1878 dans les écoles de police et la première fédération d'arts martiaux, la "Nihon Butokukai" est créée à Kyoto au sein du dojo Butokuden en 1895. C'est à peu près à la même époque, en 1899, qu'est traduit en anglais le livre "Bushido" de Nitobe Inazo (1862-1933) qui contribuera grandement à faire connaitre à l'étranger les arts martiaux Japonais. Jusque là appelé kenjutsu, c'est en 1912 qu'il est fait pour la première fois mention du kendo dans la publication des "Nihon Kendo no Kata" (Kata pour le Kendo). L'Occident découvre le kendo dès le XIXe siècle à travers des récits de voyages. En 1899, une première démonstration de kendo a lieu en France à l'occasion de la visite du créateur du judo moderne, Kano Jigoro.

La défaite du Japon en 1945 porte un coup sévère aux arts martiaux japonais en général et au kendo en particulier, responsables selon l'occupant Américain de véhiculer une idéologie militariste via le Bushido. Le kendo sera d'ailleurs interdit après la guerre, mais sa pratique sportive se poursuivra sous le nom de "compétition au shinai" jusqu'en 1952 date à laquelle se constitue la Fédération Japonaise de Kendo (Zen Nippon Kendo Renmei). A cette occasion, des maîtres sont dépêchés à l'étranger, en France notamment. Citons ici maître Mochizuki Minoru, notamment 4e dan de kendo. Sous le contrôle de ces maîtres japonais, parfois rivaux, la France commence la pratique du kendo dès le début des années 1950 sous l'égide de la Fédération Française d'Aïkido, Taï-Jitsu et Kendo qui organise le premier championnat de France de kendo en 1959.


Généralités
Le kendo est une forme d'escrime au sabre à deux mains où grâce à l'emploi de matériel adapté (arme en bambou, armure de protection) les assauts sont menés de façon réelle.

Il existe également une pratique à 2 shinai appelée Nito héritière de l'école à deux sabres attribuée à Miyamoto Musashi.

Les pratiquants sont appelés kendoka (peu usité au Japon) ou kenshi.

Le kendo se pratique dans un dōjō : une salle équipée d'un plancher ou dans des gymnases lorsque des planchers ne sont pas disponibles.

Il n'existe pas de catégorie de poids et les pratiquants ne portent aucun signe extérieur de leur grade.


Kikentai itchi
La notion fondamentale du kendō est le ki ken tai no itchi (気剣体の一致) ou Kikentai Itchi, autrement dit l'unité entre:

* l'esprit (ki), qui désigne la détermination dans l'assaut. Le ki se manifeste par le kiai, le cri que pousse le combattant lorsqu'il porte une attaque;
* le sabre (ken), qui représente le coup porté. Celui ci doit être délivré avec la partie valable du shinai (mono uchi) correctement orienté (le "tranchant" du shinai devant "couper" la partie touchée) sur une partie valable (datsu bui) de l'armure de l'adversaire;
* et le corps (tai) qui désigne l'engagement du corps représenté par une frappe du pied avant au sol qui doit être executée dans le même temps que la coupe et le kiai;


Yukodatotsu
Un coup n'est valable en kendo que lorsque le combattant exécute la frappe en réalisant le Kikentai itchi.

La frappe valable (yuko datotsu) est sanctionnée par un point (ippon) en compétition. L'évaluation du ippon par les arbitres est un exercice difficile. C'est pourquoi ces derniers sont au nombre de 3 et doivent être eux-mêmes des pratiquants expérimentés de haut-niveau.


Kiai
Le kiai est un cri obtenu par une forte expiration ventrale. Il permet de libérer les efforts au moment de l'assaut. S'il ne porte pas ce nom, on en voit souvent la manifestation chez les joueurs de tennis lors de la frappe de la balle ou chez les haltérophiles lors de l'arrachement des poids. En kendo on enseigne aux débutants à crier le nom de la partie visée par la frappe (kote, men, do) pour développer le kiai. Au fil de la progression, le cri sera remplacé par un kiai plus personnel.

Les kata sont une exception. Dans ces derniers, les coups ne sont pas systématiquement accompagnés d'un kiai, mais le dernier coup est traditionnellement accompagné de « Ya ! » (uchidachi) et de « To ! » (shidachi).

Points d'attaque: les cibles, ou datotsu-bui
En kendo, par convention pour une pratique sportive, seules certaines parties du corps peuvent être touchées pour que le coup soit considéré comme valable. Les quatre cibles principales sont : la tête (men), les poignets (kote), les flancs (dō) et la gorge (tsuki).


Gardes
Les combattants se font face en tenant le shinai à deux mains (la main droite près de la garde et la main gauche à l'extrémité de la poignée) pointe vers la gorge de l’adversaire. Cette garde fondamentale (appelée chudan no kamae) permet de frapper en avançant d'un seul pas (issoku itto).

Il existe également d'autres gardes dont une garde haute dans laquelle le pratiquant tient son shinai au dessus de sa tête (jodan no kamae).

Pour la pratique à 2 sabres (nito) le combattant tient un shinai dans chaque main : un long et un court.


Armes
* Le katana (刀) est le sabre qu'utilisaient les samouraïs. Aujourd'hui, leur fabrication est réglementée par le gouvernement japonais en termes de qualité et de quantité. Ceux-ci ne sont aujourd'hui utilisés que pour le iaidô. Pour les kata de kendo on utilise parfois, lors des démonstrations, des sabres équipés des lames factices non tranchantes appelés habiki.

* Le shinai/shinaï (竹刀) est un sabre composé de quatre lattes de bambous attachées entre elles. Le shinai représente le katana et à ce titre est sensé posséder un tranchant, la partie opposée au fil (tsuru) qui maintient l'assemblage du shinai. Les coups valables doivent être portés avec ce tranchant correctement orienté. La longueur et le poids du shinai varient avec la catégorie (homme/femme, enfant/adolescent/adulte) du pratiquant. Dans la pratique à 2 sabres (nito 二刀) le combattant utilise 2 shinai de longueur différente. Il existe également des shinais en matériaux composites (fibre de carbone). Plus résistants, ils nécessitent moins d'entretien que les shinais en bambous. Le shinai doit être, dans un souci de prévention des accidents, correctement entretenu. Pour cela il doit être inspecté avant chaque utilisation et si besoin est, démonté afin de poncer ou de changer une lame abimée.

* Le bokutō (木刀) ou bokken (木剣) est une version en bois du katana. D'aspect, il est plus proche de ce dernier que le shinai. Il était autrefois utilisé pour l'entraînement, mais il a aujourd'hui été remplacé par le shinai. Le bokutō reste toutefois employé pour l'exécution des kata.

Armure
Le bogu est l'armure protégeant principalement les parties du corps visées et limitant ainsi, tout comme le shinai, les risques de blessures lors de l'entraînement ou des combats. Il se compose des éléments suivants :

* men (面) : masque pourvu d'une grille métallique couvrant le visage et la tête, les épaules et la gorge.
* kote (甲手) : gants protégeant les poignets et une partie des avant-bras.
* do (胴) : plastron protégeant le ventre au niveau des côtes et qui remonte jusqu'à la poitrine.
* tare (垂) : protection couvrant le bas-ventre et le haut des cuisses.

Les parties souples de l'armure sont faites de tissus de coton rembourrés et surpiqués renforcées par des pièces de cuir (le plus souvent de daim), le tout teinté indigo.

La grille du men (mengane) est réalisée en métal (duraluminium, titane etc.).

Le do est fait en fibre de verre ou, pour les meilleurs bogu, en lattes de bambou, recouvertes de cuir voire de peau de raie (galuchat). Il est également laqué.


Vêtements
Les vêtements traditionnels sont le hakama (pantalon jupe) et le keiko-gi (veste). En coton (mais aussi en matières synthétiques) ceux-ci sont généralement de couleur indigo. Les extraits végétaux utilisés pour la teinture ont des propriétés styptiques. Des tenues de couleur blanche sont utilisées pour des raisons économiques (enfants) mais aussi pour symboliser la pureté de l'esprit (cette tenue est le plus souvent portée par certains maîtres, des femmes, des pratiquants du dojo de la police impériale etc.).

En kendo le grade du pratiquant n'apparaît pas sur ses vêtements. En revanche le nom du pratiquant, ainsi que son dojo ou club d'appartenance, sa ville ou région ou pays sont inscrits sur le Zekken qui se porte sur le tare. Cette identification est retirée lors des passages de grades.

Discipline de l'esprit
Le kendo n'est pas qu'une discipline physique. Sa pratique requiert la maîtrise de « kata », (combats codifiés), et de l'étiquette s'appliquant au dojo. Le kendo est un art qui exige une discipline de l'esprit.

Kata
Les kata (aussi appelés kendo no kata ou nihon kendo kata) sont une synthèse de différentes écoles anciennes. Créés en 1912 par un comité d'experts ils se composent de dix séquences codifiées de combat entre deux partenaires, sept avec le bokken (sabre long) et trois avec un kodachi (sabre court) pour le shidachi.

Les kata sont des enchaînements précis de techniques où l'accent est mis sur la qualité et l'authenticité de l'exécution. Les kata sont réalisés par deux personnes sans bogu, sous une forme entièrement codifiée (y compris les saluts). Pour chaque kata, on trouve un maître (uchidachi) et un élève (shidachi). Le maître donne toujours le premier coup, et l'élève le dernier, ce qui fait de lui le "vainqueur". Cependant, l'objectif du kata n'est pas la victoire mais plutôt l'exécution fluide sans faille des techniques. Pour cette raison, les kata sont très utiles pour se perfectionner dans l'exécution des différentes techniques.

Étiquette
"Le kendo commence et se termine par un salut". Cette règle fondamentale enseignée dans tous les dojo souligne l'importance de l'étiquette qui fait totalement partie de la pratique du kendo.

Les saluts (en début et fin de cours, en début et fin de combat), la façon de s'aligner dans le dojo, la manière de s'équiper, de tenir le Shinai hors combat etc, font l'objet d'un ensemble de conventions dont l'origine remonte à l'époque des samurai et dont le détail peut quelquefois varier selon les professeurs et les dojo.

L'étiquette exprime le respect et la gratitude envers les autres pratiquants et les professeurs, mais aussi envers le dojo et le matériel.


Hiérarchie
Il existe 2 classements : un pour les débutants, et un pour les pratiquants confirmés. Pour les débutants, les grades vont du 6e au 1er kyu (le plus élevé); pour les confirmés, du 1er au 8e dan[4].

Parallèlement aux "dan" il existe une échelle de titres d'enseignants: "Renshi", "Kyoshi" et "Hanshi", le titre de Hanshi (Maître) étant le plus élevé. Les titres sont délivrés sur examen écrit mais le candidat doit remplir un certain nombre de conditions dont le grade: 6e dan au moins pour Renshi, 7e dan pour Kyoshi et 8e dan pour Hanshi.

Les grades sanctionnent la réussite à un examen comprenant une épreuve écrite (jusqu'au 5e dan), une épreuve pratique constituée de 2 combats d'une minute trente environ avec 2 candidats différents, et d'une épreuve de kata où selon le grade présenté le candidat devra réaliser une partie ou la totalité des kata de kendo.

Le jury est constitué d'examinateurs dont le nombre (5 ou 7) et le grade (minimum 5e dan) est fonction du grade présenté. Le grade est octroyé à la majorité des voix du jury.

Outre un âge minimum pour le premier dan, la condition principale pour présenter un grade est l'ancienneté dans le grade acquis. Cette ancienneté augmente avec le grade présenté. Il faut au minimum 2 ans à un 2e dan qui vient d'obtenir son grade pour présenter le 3e dan et 6 ans à un 6e dan pour pouvoir présenter le 7e dan. La durée minimum entre grades est divisée par 2 pour les candidats de plus de 60 ans.

Bibliographie
* D.F. Draeger, The Martial Arts and Ways of Japan : volume 3. Modern Bujutsu and Budo, New York/Tokyo, Weatherhill, 1983
* Tanguy L'Aminot, « Histoire du kendo en France » in Jeux et sports dans l'histoire, tome 2 : pratiques sportives (p.171-192), Paris, Editions du CTHS, 1992
* Pierre Delorme, "Kendo, la voie du sabre ou la revolution du savoir-etre", Edition Guy Tredaniel, 2003.



P.S. : Cet article est dédié à tous mes amis de mon dôjo le Kenyu à Paris, même si, depuis quelques semaines que je travaille, je n'ai pas le courage d'aller tâter le bambou avec eux. Salut les gars :)

Le Seppuku (Hara Kiri)

Publié le 06/11/2008 à 12:00 par otacon102
Le Seppuku (Hara Kiri)
Voici un texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait dont je ne vous publie qu'une partie.
Vous saurez donc que vous pouvez lire l'intégralité de l'article sur Wikipédia, en cliquant ICI.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir emprunté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses intéressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.


Seppuku (ou argotiquement hara-kiri) est un suicide rituel et honorable d'origine japonaise. Traditionnellement, il se fait dans un temple en s'ouvrant l'abdomen avec un tanto (sabre japonais le plus court), ce qui libère l'âme. La forme traditionnelle consiste en une ouverture de haut en bas et une dans la largeur. Il existe une version moins honorable (et moins douloureuse) dans laquelle un ami (kaishaku ou kaishakunin) coupe la tête pour une mort instantanée.
Le seppuku était traditionnellement utilisé en dernier recours lorsqu'un guerrier estimait un ordre de son maître immoral et refusait de l'exécuter. C'était aussi une façon de se repentir d'un péché impardonnable, commis volontairement ou par accident. Plus près de nous, le seppuku subsiste encore comme une manière exceptionnelle de racheter ses fautes, mais aussi pour se laver d'un échec personnel.
En japonais, hara kiri est un terme argotique — littéralement, « se couper le ventre ». Le terme correct pour un suicide honorable est seppuku.
N'ayant pas le droit de se faire seppuku à la manière des hommes, les femmes nobles et les femmes de samouraïs se tranchaient la carotide avec un tantô après s'être entravé les jambes afin de garder dans la mort une attitude décente. Cette forme de suicide s'appelle jigai.

Brève histoire du seppuku
Minamoto no Tametomo aurait été le premier homme et samouraï à pratiquer le seppuku honorable, en prenant exemple sur les femmes chinoises : accusées d'avoir enfanté l'enfant d'un autre homme que leur époux, elles s'ouvraient le ventre de désespoir afin de prouver leur fidélité. Minamoto no Yorimasa est le premier dont on a une description détaillée du seppuku : après sa défaite à la première bataille d'Uji en 1180, Yorimasa s'est retiré dans la salle du Phénix du temple du Byodo-in, a écrit un poème au dos de son étendard, avant de prendre son poignard et de s'ouvrir l'abdomen. Cette façon de procéder a codifié le seppuku.
La pratique du seppuku est indissociable du Bushido, le code d'honneur du guerrier, qui insiste sur sa finalité propre : la mort. Celle-ci ne doit en aucun cas trahir les valeurs morales qui sont celles du samouraï ; aussi la pratique du seppuku est-elle codifiée très précisément. L'acte du suicide honorable ne s'effectuait grosso modo qu'à quatre occasions :

* à l'issue d'une défaite au combat. Être fait prisonnier ne constituait pas tant un échec qu'un déshonneur, non seulement pour soi mais pour ses compagnons et son maître ; pour éviter de souiller le nom de ce dernier, un samouraï vaincu et sans possibilité d'échapper à l'ennemi, préférait se donner la mort. Ce type de seppuku est rapide et violent, généralement effectué avec un tanto (sabre le plus court) ou un wakisashi;
* le pouvoir politique du shogun est marqué par les rivalités ; lorsqu'un vassal était amené à critiquer ouvertement le shogun, il pratiquait le seppuku, tout à la fois pour préserver son honneur, et pour attirer l'attention du dirigeant. Ces remontrances sont désignées par le terme de kanshi ;
* à l'inverse, à partir du shogun Tokugawa, la procédure inverse fut créée, comme une sanction à l'infidélité des vassaux. Une fois encore, le seppuku était l'unique manière d'éviter le déshonneur du clan : il s'agissait donc d'une offre de pitié, le tsumebara ;
* le seppuku fut enfin l'occasion de suicides de groupe chez les samouraïs, qui par leur mort, rendaient hommage à leur maître en le suivant par-delà l'épreuve de la mort. Le seppuku est donc également le signe du dévouement, le junshi.

Le général Akashi Gidayu s'apprêtant à faire seppuku, Yoshitoshi Tsukioka, vers 1890.
Hormis dans le cadre du champ de bataille, le seppuku accompagna le raffinement du bushidô et des classes dirigeantes en étoffant le rituel qui lui est encore associé. Le seppuku possède son propre code, qui doit être respecté scrupuleusement, tant par celui qui commet l'acte que par les personnes assistant à celui-ci. En effet, le seppuku n'est absolument pas une pratique solitaire, tout du moins dans le cadre du bushidô ; si le public est restreint et choisi, il est par contre nécessaire. Il a valeur de témoin et d'assistant de la mort du samouraï.
Le samouraï, ayant revêtu un kimono blanc, s'agenouillait face au public, sur un tatami. Il disposait d'un couteau, le tanto, d'encre, d'un pinceau, de feuilles de papier de riz et d'une tasse de saké. Après avoir écrit et lu un waka, enveloppant le tantô d'une des feuilles de papier de riz, il s'ouvrait l'abdomen sur sa gauche, kimono ouvert. Cette partie du ventre représente la conscience dans la tradition bouddhiste. Il remontait alors une première fois, en diagonale ; puis une seconde entaille venait couper la première. Ce Giri no jumonji, terriblement douloureux, était la plupart du temps interrompu par le kaishakunin, un ami du samouraï, qui le décapitait. Chaque shogun avait un kaishakunin officiel pour les tsumebara : c'était un honneur tout particulier pour un samouraï.
L'histoire militaire du Japon est marquée par de très nombreux seppuku ; mais dès lors que les bushi perdirent de leur influence, la pratique fut contrôlée (interdiction du junshi), puis interdite (par le gouvernement Tokugawa à la demande de Nobutsuna Matsudaira en 1663). Les cas épars de désobéissances furent accueillis comme des actes d'autant plus braves par la population japonaise.
À la suite de l'échec d'un coup d'État mené par sa milice privée impérialiste, le Tatenokai, l'écrivain et dramaturge Yukio Mishima, dénonçant le déshonneur du Japon, passe à l'acte en pratiquant un seppuku par éventration (suivi d'une décapitation), dans la matinée du 25 novembre 1970. Son compagnon Masakatsu Morita s'éventre à sa suite. Yukio Mishima, devenu ultranationaliste en 1967, exaltait les valeurs traditionnelles du Japon et le défi du bunburyôdô, la «double voie» qui unifie Lettres et Arts martiaux, l'art et l'action, l'éthique et l'esthétique. Cet acte héroïco-tragique, minutieusement mis en scène, marqua profondément les esprits, stupéfiés : de par la notoriété de l'auteur, de par ses idées alors tabou mais aussi parce qu'aucun seppuku n'avait été pratiqué au Japon depuis l'immédiat après-guerre et que l'épisode fut retransmis à la télévision.

Quelques personnalités s'étant donné le seppuku
Japonaises :
* Minamoto no Yoshitsune en 1189
* Hôjô Nakatori en 1333
* Oda Nobunaga le 21 juin 1582
* Sen no Rikyu en 1591
* Yukio Mishima le 25 novembre 1970

Étrangère :
* André Fortin (alias Dédé Fortin) le 8 mai 2000

Bibliographie
* La mort volontaire au Japon, de Maurice Pinguet, publié chez Gallimard.
* Dojoji et autres nouvelles, de Yukio Mishima, publié chez Gallimard. ISBN 978-2-07-042210-4