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otacon102
Description du blog :
Blog sur la Japanimation. mangas, jeux videos, wallpapers, avatars, actualités, gifs...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
10.10.2007
Dernière mise à jour :
10.07.2008
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CultureQuotidien Nippon

ABECEDAIRE Culture et Quotidien nippon

Posté le 07.01.2008 par otacon102
En cliquant sur le titre de la série choisie, vous pourrez accéder directement à l'article désiré.
Je rappelle d'ailleurs que la majorité de ces articles ont été écrit par des professeurs, étudiants ou particuliers sur le site Wikipedia.fr. Lorsque c'est le cas, un texte introduisant l'article le mentionne, ce qui est tout à fait naturel.
Les articles, figurant dans cette section, où le site "Wikipedia" n'est pas mentionné sont écrit par moi et ne sont en aucun cas copiés sur quelque site que ce soit.

Je remercie ainsi le site Wikipedia.fr et ses rédacteurs pour me laisser publier leurs articles sur ce présent blog afin de mieux vous informer. Si ces derniers veulent que je supprime du blog leurs créations, je le ferai sans aucune hésitation et prendrai un jour le temps d'écrire pour vous.

Bonne lecture à vous.


H
Halloween au Japon


I
Igo, ou le jeu de Go


J
Jours Fériés au Japon


K
Kendo


R
Rurouni Kenshin et le Japon traditionnel


S
ShinsenGumi - Sumo (New!)


Y
Yakuzas (les)





--

Halloween au Japon

Posté le 31.10.2007 par otacon102

Image ou texte alternatif




Au Japon, on ne fête pas normalement Halloween, mais quand les japonais s'y mettent, ca donne des costumes impressionnants...
Les garçons, regardez jusqu'au bout y'a des lapines qui dancent...

Je pense que la fête se passe à Kawazaki, c'est là que la plupart des fêtes d'Halloween se passent..

Jours fériés au Japon

Posté le 03.03.2008 par otacon102
Voici un texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait. Je ne vous publie qu'une partie du texte.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir emprunté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses intéressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.


Le Japon est un des pays au monde à posséder le plus de fêtes et de jours fériés (15 jours fériés). Ils proviennent pour la plupart des rites des deux grandes croyances japonaises que sont le Shintoïsme et le Bouddhisme.

« ... no hi » signifie : « Le jour de ... »
« ... matsuri » signifie : « La fête de ... »

Si un jour férié tombe un dimanche, le lundi suivant est chômé.

Janvier
* 1er : Ganjitsu (元日), Le Jour de l'An
* 6 : Dezomeshiki, La parade du Nouvel an (Tōkyō)
* 7 : Usokae, Echange de Bouvreuils (Dazaifu)
* 7 : Nanakusa (七草)
* 9 ~ 11 : Toka Ebisu Festival (十日戎) (Ōsaka)
* 11 : Kagami biraki (鏡開き)
* 2e lundi de janvier : Seijin no Hi (成人の日), Le jour de l'accession à la majorité
* 15 : Koshōgatsu (小正月)
* 15 : Sagichō (左義長)
* 15 : Yamayaki, Fête du feu de l'herbe (Nara)

Février
* Début février : Festival de la neige de Sapporo (Sapporo)
* 3 ou 4 : Setsubun (節分), Fête du lancer de haricots
* 3 ou 4 : Festival des lanternes (Nara)
* 11 : Kenkoku Kinen no Hi (建国記念の日), L'anniversaire de la fondation de l'État
* 14 février : Saint-Valentin, ce n'est pas un jour férié mais ce jour là, les filles offrent du chocolat aux garçons qui répondent le 14 mars de la même manière.
* 3e samedi : Saidai-ji Eyo matsuri, Fête de l'homme nu (Saidai-ji (Okayama))

Mars
* 1er ~ 14 : Omizu-tori, Fête du puisage (Tōdai-ji, Nara)
* 3 : Hina Matsuri, Fête des poupées
* 13 : Kasuga Shrine Festival (Nara)
* 14 mars : White Day, les garçons offrent du chocolat aux filles en réponse à la Saint-Valentin
* 20 ou 21 : Shunbun no Hi, Le jour de l'équinoxe de printemps

Avril
* 8 : Hana matsuri, Fête des fleurs
* 14 et 15 : Takayama matsuri, Défilé de chars décorés (Takayama, préfecture de Gifu)
* 14 et 15 : Yayoi matsuri, Défilé de chars décorés (Nikkō)
* 29 : Shōwa no Hi, L’anniversaire de l’empereur Shōwa

Mai
* 3 : Kempō Kinenbi, La commémoration de la constitution
* 3 et 4 : Hakata Dontaku matsuri (Fukuoka)
* 3 ~ 5 : Hamamatsu matsuri, Fête du Cerf-volant (Hamamatsu)
* 4 : Midori no Hi, Fête de la nature
* 5 : Kodomo no Hi, Le jour des enfants
* 15 : Début de la pêche au cormoran (Gifu)
* Samedi et dimanche précédent le 15 des années impaires : Kanda matsuri (Tōkyō)
* 15 : Aoi Matsuri, La fête bleué, Festival de la rose trémière (Kyōto)
* 17 et 18 : Tosho-gu Grand Festival (Nikko)
* 3e week-end de mai : Sanja matsuri (Tōkyō)
* 3e dimanche de mai : Mifune matsuri (Kyōto)

Juin
* 1er : Koromogae, changement de garde-robe.
* 10 et 16, une année sur deux : Sanno matsuri (Tōkyō)
* 14 : Fête de la plantation du riz (Ōsaka)
* 15 : Chagu-chagu Umakko, Fête du cheval (Morioka)

Juillet
* 1er ~ 15 : Yamagasa matsuri (Fukuoka)
* 7 : Tanabata matsuri, Fête des étoiles
* 13 ~ 16 : O-Bon, La fête des morts (dans certaines préfectures)
* 14 : Nachi no hi matsuri, Fête du feu (Nachi-Katsura)
* Mi-juillet : Kangensai Music Festival (Miyajima)
* 17 ~ 24 : Gion Matsuri (Kyōto)
* 3e lundi de juillet : Umi no Hi, Le jour de la mer
* 24 et 25 : Tenji matsuri (Ōsaka)
* Dernier samedi de juillet : Hanabi Taikai, Grand feu d'artifice (Tōkyō)

Août
* 1er ~ 7 : Neputa matsuri, Défilé de chars décorés (Hirosaki)
* 2 ~ 7 : Nebuta matsuri, Défilé de chars décorés (Aomori)
* 4 ~ 7 : Kanto matsuri (Akita)
* 6 ~ 8 : Sendai Tanabata (Sendai)
* 12 ~ 15 : Awa-Odori (Tokushima)
* 13 ~ 16 : O-Bon, La fête des morts (dans la plupart des préfectures)
* 16 : Daimonji Bonfire (Kyōto)

Septembre
* 14 ~ 16 : Hachiman-gu Festival, Défilé de chars décorés (Kamakura)
* 3e lundi de septembre : Keirō no Hi, Le jour des personnes âgées
* 22 ou 23 : Shūbun no Hi, Le jour de l'équinoxe d'automne

Octobre
* 1er : Koromogae, changement de garde-robe.
* 7 ~ 9 : Kunchi matsuri (Nagasaki)
* 2e lundi d'octobre : Taiiku no Hi, Jour de l'éducation physique
* 9 et 10 : Takayama matsuri (Gifu)
* 14 et 15 : Kenka matsuri (Himeiji)
* 14 ~ 19 : Doburoku matsuri (Shirakawa-go)
* 15 : Fin de la pêche au cormoran (Gifu)
* Week-end de mi-octobre : Nagoya Festival, Festival de Nagoya (Nagoya)
* 17 : Tosho-gu Fall Festival (Nikko)
* 22 : Jidai matsuri, Fête des âges (Kyōto)
* 22 : Kuruma matsuri, Fête du feu (Kyōto)

Novembre
* 2 ~ 4 : Karatsu Kunchi (Kyushu)
* 3 : Bunka no Hi, Jour de la culture
* 3 : Daimyo Gyoretsu, Fête du seigneur féodal (Hakone)
* 15 : Shichi-go-san, Fête des enfants de Sept-Cinq-Trois ans
* Mi-novembre : Tori-no-ichi, Fête des râteaux (Tōkyō)
* 23 : Kinrō Kansha no Hi, Fête du travail

Décembre
* 15 ~ 18 : On matsuri (Nara)
* 17 ~ 19 : Hagoita-Ichi, Fête des raquettes (Tōkyō)
* 23 : Fête nationale du Japon
* 23 : Tennō Tanjōbi, Anniversaire de l'empereur
* 25 : Noël japonais
* 31 : Okera Mairi Ceremony (Kyōto)
* 31 : Namahage (Oga)

Le Jeu de Go

Posté le 30.12.2007 par otacon102
Voici un texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait. Je ne vous publie qu'une partie du texte, notamment l'histoire du go, le matériel requis pour y jouer et ses règles principales.
Vous saurez donc que vous pouvez lire l'intégralité de l'article sur Wikipédia, en cliquant ICI.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir empruinté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses interressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.


"Originaire d'Extrême-Orient, le jeu de go (碁 ou 囲碁 : igo en japonais) oppose deux adversaires qui placent à tour de rôle des pierres noires et blanches sur un tablier, appelé goban, tentant ainsi de contrôler le plan de jeu en y construisant des « territoires ». Chaque pierre représente un soldat ; les soldats encerclés deviennent des prisonniers.
Il s'agit du plus ancien jeu de stratégie combinatoire abstrait connu. Malgré son ancienneté, le jeu de go continue à jouir d'une grande popularité en Chine, en Corée et au Japon. Dans le reste du monde, où sa découverte est récente, sa notoriété va également croissant. Son succès tient autant à la simplicité de ses règles qu'à sa grande richesse combinatoire et sa profondeur stratégique.

Histoire du go
La très longue histoire du go s'est déroulée pour une grande part dans des mondes clos et séparés : en Chine d'abord puis au Japon et enfin en Occident. C'est seulement depuis la fin du XXe siècle que le go commence à s'unifier sur le plan mondial.

Un jeu chinois: Jeu de go au XVIe siècle. Détail des « Quatre accomplissements » par Kano Eitoku.
Légendes des origines
Selon une tradition chinoise, ce serait deux dragons appelés Hei-Zi (le noir) et Bai-Zi (le blanc) se disputant pour savoir lequel des deux était le plus puissant qui créèrent le wéiqí (nom chinois du go) pour se départager. Les dieux envoyèrent alors un troisième dragon observer la partie et lui ordonnèrent de ne revenir faire son rapport qu'une fois celle-ci terminée. Leurs règles étaient les mêmes que les nôtres aujourd'hui, si ce n'est que la règle du ko n'existait pas puisque, étant immortels, ils étaient infiniment patients. Les dragons jouent donc depuis des milliers d'années et chaque millénaire, les dieux envoient un nouvel observateur. Actuellement, cinq dragons observent le jeu et un sixième devrait être envoyé dans quelques années.
Sur le plan historique, bien que le wéiqí soit très ancien, les datations qui lui attribuent plus de 4 000 ans d'âge ne reposent que sur des récits légendaires que rien ne vient étayer mais que beaucoup ont pris pour argent comptant. Seule certitude, le jeu fut inventé bien avant notre ère en Chine. Son attribution à l'un ou l'autre des empereurs légendaires Yao ou Shun, chacun l'ayant utilisé pour l'éducation de leur fils, n'a aucun fondement historique. Pas plus d'ailleurs qu'une autre légende qui en attribue l'invention à un vassal, s'appelant U, qui l'aurait imaginé, quant à lui, pour distraire son suzerain sous le règne de Jie Gui au XVIIe siècle av. J.-C.
Certains chercheurs voient dans l'art divinatoire chinois du Yi Jing de nombreuses analogies avec le wéiqí qui pourrait en être le vecteur matériel.

Premières attestations
On trouve les premières références écrites à un jeu qui pourrait être le go dans les Annales des Printemps et des Automnes (entre 722 et 481 av. J.-C.). Plus tard, Confucius mentionne le go dans ses entretiens.
Le jeu connaît alors un très fort développement avec l'apparition d'un système de classement des joueurs, d'instituts de go et de fonctionnaires. Les livres se multiplient : recueils de parties, écrits théoriques, listes de joueurs, etc. Les premiers traités de go sont écrits à la fin de la dynastie Han (début du IIIe siècle ap. J.-C.). Le go est alors intégré aux « trois arts sacrés » (peinture, musique et calligraphie) pratiqués par l'empereur et ses courtisans ; cela durera jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Dès la fin des Hans et jusqu'à la restauration de l'empire par les Sui en 589 ap. J.-C., les classes dirigeantes sombrent dans le désœuvrement et se tournent vers le taoïsme et le go.

Un jeu japonais
Le wéiqí arrive en Corée au Ve siècle et atteint enfin l'archipel nippon où il est vite adopté par l'aristocratie locale, très influencée par la Chine. Selon la tradition, c'est en 735 que le go fut introduit au Japon mais on trouve des interdictions du go déjà édictées plusieurs dizaines d'années plus tôt. Dans un décret de l'impératrice Jitō promulgué en 701, l'aristocratie s'arroge le droit d'y jouer. Les moines bouddhistes, auxquels on interdit la musique et les jeux de hasard obtiennent le droit de jouer au go, non considéré comme un jeu de hasard. Réservé à l'élite sociale, le go ne s'est cependant pas démocratisé au Japon avant le XXe siècle.
La pratique du go se généralisera parmi les samouraïs comme entraînement à la stratégie militaire. À Kyōto, les moines nichirens (secte bouddhiste japonaise) seront les fondateurs d'Honinbō, la première grande école de go qui durera jusqu'en 1940.
Au XVe siècle, une simple modification de règles va transformer profondément la pratique du jeu. On abolit la règle du zuozi qui consiste à placer une pierre dans chacun des quatre hoshi de coin du goban et on commence désormais la partie avec un goban entièrement vide. Le zuozi restera en vigueur en Chine jusqu'au début du XXe siècle. Au Japon, le go est désormais libre pour les explorations théoriques sans entrave qui déboucheront sur le développement des fuseki et des joseki.

Âge d'Or du go: Geisha jouant au go
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, le go est objet de grand intérêt de la part des seigneurs qui se disputent le pouvoir. En 1578, le daimyo Oda Nobunaga invite à Edo le moine Nikkai, un joueur réputé, pour l'affronter. Impressionné par la force de Nikkai, il lui accorde le titre de Meijin (Maître) qui deviendra par la suite l'un des grades les plus prestigieux du monde du go. Nikkai est nommé instructeur d'Oda Nobunaga. Quelques années plus tard, en 1582, celui-ci assiste à une partie dans laquelle apparut un triple ko. Le soir même, l'un de ses compagnons d'arme se révolte, provoquant le seppuku d'Oda Nobunaga. Depuis, le triple ko est considéré comme un présage néfaste.
En 1590, Toyotomi Hideyoshi organisa le premier tournoi officiel pour désigner le plus fort joueur du pays. Honinbō Sansa (nouveau nom de Nikkai) remporta ce premier titre. Les autres joueurs sont classés en fonction de leur rang selon le système nouvellement créé des dan.
Avec l'unification du Japon par Ieyasu Tokugawa en 1603, le go, soutenu par les militaires et le shogunat Tokugawa, entre dans sa période classique et connaît un développement ininterrompu pendant plus de deux siècles et demi. Grâce à la protection du shogun, le go acquiert un statut officiel et devient une institution gouvernementale. Le meilleur joueur du pays se voit promu au rang de godoroko, une sorte de « ministre du go » qui a la haute main sur toute l'administration du go professionnel. Trois nouvelles grandes écoles voient le jour, Hayashi, Inoue et Yasui, qui disputeront la prééminence à la prestigieuse Honinbō. Elles s'affronteront pour se partager les prébendes et les postes de fonctionnaires richement dotés. Un tournoi annuel (o-shiro-go) réunira les deux meilleurs joueurs en présence de l'empereur et du shogun.
En 1868, la restauration Meiji mettra un terme à cet âge d'or. Avec l'entrée du Japon dans l'ère industrielle, le go perd ses repères féodaux traditionnels et ses mécènes et il sombre dans une crise durable et profonde. Plusieurs tentatives de réorganisation avortent rapidement. En 1879 cependant est fondé Hōensha, la première organisation qui parvient à fédérer le monde du go. Après de nombreuses vicissitudes, il en émergera la Nihon Ki-in fondée le 20 mai 1924. Les premières décisions de ces organisations visent à démocratiser le go. Grâce à la couverture régulière dont il est l'objet dans certains journaux comme le Daily Yomiuri le go devient très populaire.
C'est aussi alors que sont édictés les premiers règlements concernant les cadences de jeu : en 1922, le temps total dont dispose chaque joueur est réduit à 16 heures. Il n'était en effet pas rare à l'époque qu'une partie durât une semaine ou plus ; certaines parties furent interrompues jusqu'à 20 fois. Le roman de Kawabata, Le Maître, ou le Tournoi de go, mettant en scène une célèbre confrontation de Kitani Minoru, donne un exemple de ces parties interminables. La durée des parties sera encore réduite par la suite.

Le go moderne
Après la Seconde Guerre mondiale, le go se développe sous l'impulsion de la fédération japonaise (Nihon Ki-in). En Chine où il végétait depuis des siècles, le jeu de go, après avoir surmonté la crise de la Révolution culturelle, connaît un renouveau spectaculaire depuis les années 1980 et un développement sans précédent. Dans les années 1990, c'est au tour de la Corée d'entrer en scène avec de très forts joueurs, comme Lee Chang-ho considéré comme le meilleur joueur du monde. De fait, à la fin des années 1990, les trois meilleurs joueurs coréens se sont adjugés, à eux seuls, près de 50% des titres internationaux. Le Japon, qui régnait sans partage sur le monde du go pendant des siècles, voit sa suprématie bousculée et remise définitivement en question. Les trois pays de l'Asie de l'Est ont trouvé à travers le go une nouvelle occasion de vider leurs querelles historiques.
Dans le reste du monde, l'intérêt pour le go s'est constamment développé mais à un rythme moins soutenu, souvent au travers de la diaspora chinoise, coréenne ou japonaise. Il faudra attendre 1978 pour voir un Européen obtenir un titre professionnel de go et 2000 pour qu'un Occidental obtienne un rang de neuvième dan. En Europe, le plus fort joueur professionnel est actuellement le Chinois Fan Hui, arrivé en France en 2000. Aujourd'hui, on compte plus de quarante millions de joueurs dont un million d'Européens. La parution du manga Hikaru no Go, à la fin des années 1990, a ravivé l'intérêt pour ce jeu, notamment chez les jeunes.

Matériel de jeu: Équipement traditionnel de go
Le matériel de jeu du go est extrêmement simple. Il a pourtant donné lieu à des productions artistiques extrêmement élaborées : matériaux précieux, décorations soignées, etc. Aujourd'hui encore, les équipements traditionnels sont produits et atteignent des prix astronomiques. Mais la démocratisation du go permet désormais de trouver des équipements tout à fait accessibles.

- Goban
Une partie de go se déroule sur un tablier, le goban, sur lequel est tracée une grille de 19 lignes horizontales par 19 lignes verticales qui déterminent 361 intersections. Ces dimensions standards sont pourtant fréquemment réduites à 13×13 et 9×9. Les gobans de petites tailles sont utilisées principalement pour l'initiation et les parties rapides mais il y a aujourd'hui une tendance à valoriser le jeu sur ces petits goban.

- Pierres
Les deux adversaires déposent des jetons noirs et blancs, appelés pierres (go-ishi 碁石, 棋子), sur le goban. En théorie, ils disposent d'un nombre indéfini de pierres, autant qu'il en faut. Les équipement se limitent à 181 pierres noires et 180 pierres blanches (noir possède une pierre de plus étant donné qu'il joue en premier), nombre qui permet de remplir les 361 intersections du go-ban. En pratique, il est très rare qu'une partie dépasse trois cents coups, pour lesquels disposer de 150 pierres chacun est suffisant.
Dépourvues de toute inscription ou décoration, les pierres ont toutes la même forme, et ne se différencient que par la couleur et la matière. La forme est celle de lentilles biconvexes ou plan-convexes (pierres Yunzi par exemple). Traditionnellement, les pierres étaient en ardoise et coquillage. Aujourd'hui, le matériau le plus courant est le verre coloré mais on en trouve en différentes autres exécutions : plastiques ou bois, mais aussi jade, agate et autres pierres semi-précieuses.

- Bols
Les pierres sont conservées dans des bols (go-su 碁笥) dont les couvercles servent à recueillir les prisonniers ennemis. Les bols ont également donné lieu à des productions de qualité extrêmement variées (allant du plastique au bois précieux).

- Horloge
Depuis les années 1920, le temps imparti pour la partie est limité et contrôlé par une horloge. Traditionnellement, dans les grands tournois, le décompte du temps est tenu par un assistant. De nos jours, les amateurs se contentent d'une pendule à double décompte, identique aux pendules d'échecs. Pour la cadence de jeu, le principe le plus répandu, abusivement appelé byo yomi, consiste à attribuer un temps global pour la partie puis à faire suivre celui-ci d'une période supplémentaire, le byo yomi, durant laquelle chaque joueur se voit attribué un temps fixe par coup. Vu sa complexité, le décompte du byo yomi moderne nécessite l'emploi de pendules électroniques. Ce matériel n'étant pas toujours disponible, des systèmes hybrides ont été développés (byo yomi canadien par exemple).

Exemples de byo yomi :
* 30 minutes pour la partie, après quoi les joueurs disposent de 30 secondes par coup
* 2 heures pour la partie, suivi par un byo yomi de 1 minute par coup.

Abrégé des règles du jeu
Le but est de former des territoires, ensembles d'intersections vides contrôlés par le joueur. Noir commence en déposant sur la grille vide une pierre de sa couleur. Puis, à tour de rôle, les joueurs posent une nouvelle pierre sur une intersection vide du goban. Il est permis de passer son tour mais quand les deux joueurs passent consécutivement, la partie est terminée. Les pierres adjacentes de même couleurs sont connectées et forment un groupe. Les intersections vides adjacentes à un groupe sont ses libertés. Si un joueur supprime la dernière liberté, il enlève (capture ou tue) la pierre ou le groupe encerclé (Voir atari). Cependant, recréer une position antérieure identique est interdit. (règle du ko). À la fin de la partie, on évalue le score de chaque joueur. Les prisonniers (pierres prises ou mortes) sont placés sur les intersections des territoires de l'adversaire. Puis, on compte un point par intersection libre (un prisonnier ou un territoire valant un point). Le vainqueur est celui qui possède le plus de points.

- Komi
Noir, qui joue le premier, bénéficie d'un avantage systématique. Pendant des siècles, le go s'est joué sans compensation de ce déséquilibre puis l'avantage de Noir a été évalué à cinq points et demi. Blanc s'est donc vu attribuer autant de points supplémentaires dans les parties sans pierre de handicap. C'est cette compensation qu'on appelle le komi.
Depuis quelques années, la tendance est à l'augmentation du komi qui est passé à 6,5 points en Corée et au Japon et même 7,5 points en Chine ainsi qu'en France.
Dans le cas des parties avec pierres de handicap, le komi est réduit à un demi-point. Le demi-point du komi rend impossible les matchs nuls ou jigo en japonais.

Apprentissage et maîtrise du go
En dépit de la simplicité de ses règles, le go n'est pas un jeu facile. Différentes méthodes se sont développées pour permettre aux débutants, en particulier aux enfants, de goûter les joies du go sans forcément en connaître toutes les finesses. L'une des méthodes d'initiation la mieux connue est aujourd'hui la méthode pas-à-pas qui permet au néophyte d'approcher le jeu petit à petit.
Mais progresser au go réclame bien davantage que la simple mémorisation des règles du jeu et un bon entraînement. Le développement séculaire du jeu a en effet produit un corpus théorique considérable de fuseki, joseki, tsumego, yose, etc. que le candidat à la maîtrise doit dominer s'il veut avoir la moindre chance de faire valoir ses talents parmi l'élite du go. Au Japon, le système, institutionnalisé de très longue date, est figé et sépare drastiquement « professionnels » et « amateurs » : le go professionnel est largement coopté et les candidats entrent dans les écoles de go comme insei avant de gravir éventuellement les échelons. Dans le reste du monde, le niveau de jeu est très variable selon les pays et les compétitions mais à ce jour, les joueurs occidentaux qui peuvent rivaliser sérieusement avec les champions japonais, coréens ou chinois sont rarissimes.
Au Japon et Chine, les principes stratégiques généraux ont souvent été exprimés sous la forme très accessible de proverbes[24]. En Occident, l'accès à ces informations est compliqué par les difficultés linguistiques : la quasi totalité de la littérature technique du go est rédigée en japonais, chinois ou coréen. Les traductions que l'on commence à trouver sont un bon indice de la hausse de la popularité du go en Occident."


Il s'agit d'un jeu que je pratique moi-même, en amatrice, et que j'apprends avec mon sensei Ama. (je reste malgré ses efforts une tuile >< mais je m'amuse beaucoup)
Le jeu de go est le thème principal de la série animée (et manga) Hikaru no go dont vous pourrez voir l'article dans la catégorie 01 du blog ou en cliquant ICI.


Le Kendo

Posté le 22.03.2008 par otacon102
Voici un texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait par, manifestement un pratiquant du kendo. Je ne vous publie qu'une partie du texte, notamment l'histoire du kendo, le matériel requis pour le pratiquer et ses règles principales.
Vous saurez donc que vous pouvez lire l'intégralité de l'article sur Wikipédia, en cliquant ICI.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir emprunté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses intéressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.


Le kendo (剣道 - littéralement la voie du sabre, en japonais) est la version moderne du kenjutsu (剣術), l'escrime au sabre pratiquée autrefois au Japon par les samouraï. Par version moderne, il faut comprendre que le kendo n'est pas seulement un art martial mais également un sport de compétition, aujourd'hui largement pratiqué dans le monde.

Le kendo ne se résume toutefois pas à un simple ensemble de techniques et de tactiques du combat au sabre. Il comprend également un volet spirituel. Le kendo permet à ses pratiquants de développer leur force de caractère et leur détermination.


Histoire
« Le kendo est la plus ancienne, la plus respectée et la plus populaire des disciplines modernes du Budo » nous indique en 1983 Donn F. Draeger, l'un des spécialistes des arts martiaux japonais.

Après une longue période de guerres et l'unification du pays par le Shogun Tokugawa Ieyasu, le Japon entre dans une ère de paix qui durera plus de 260 ans, l'époque d'Edo (1600-1868), au cours de laquelle le kenjutsu qui a perdu en pratique sa finalité sur les champs de bataille prend son essor dans la formation de la caste dirigeante, celle des bushi (ou samouraï). Le kenjutsu est alors l'un des 18 arts martiaux que doit pratiquer le bushi. De nombreux traités sur le sabre sont publiés à cette époque au Japon tel le "Gorin no sho" de Miyamoto Musashi ou le Hagakure de Yamamoto Jocho. De "sabre pour tuer" le kenjutsu évolue vers le "sabre pour vivre" (katsujinken) par l'étude duquel le pratiquant forge sa personnalité. Afin de faciliter la pratique jusque là limitée à des kata au sabre de bois (bokken) ou au sabre réel, Naganuma Shiro développe au début du XVIIIe siècle le sabre en bambou (shinai/shinaï) et différentes protections (bogu) afin d'autoriser des frappes réelles pendant les assauts. Parallèlement à l'amélioration du matériel qui prend la forme définitive que nous lui connaissons aujourd'hui peu avant la fin de l'ère Edo, le kenjutsu évolue vers sa forme moderne, le kendo.

A la Restauration de Meiji (1868), le port du sabre est interdit par décret impérial en 1876, la caste des samouraïs est dissoute et les arts martiaux tombent en désuétude avec l'introduction des techniques militaires occidentales. Les arts martiaux, dont le kenjutsu, renaissent toutefois dès 1878 dans les écoles de police et la première fédération d'arts martiaux, la "Nihon Butokukai" est créée à Kyoto au sein du dojo Butokuden en 1895. C'est à peu près à la même époque, en 1899, qu'est traduit en anglais le livre "Bushido" de Nitobe Inazo (1862-1933) qui contribuera grandement à faire connaitre à l'étranger les arts martiaux Japonais. Jusque là appelé kenjutsu, c'est en 1912 qu'il est fait pour la première fois mention du kendo dans la publication des "Nihon Kendo no Kata" (Kata pour le Kendo). L'Occident découvre le kendo dès le XIXe siècle à travers des récits de voyages. En 1899, une première démonstration de kendo a lieu en France à l'occasion de la visite du créateur du judo moderne, Kano Jigoro.

La défaite du Japon en 1945 porte un coup sévère aux arts martiaux japonais en général et au kendo en particulier, responsables selon l'occupant Américain de véhiculer une idéologie militariste via le Bushido. Le kendo sera d'ailleurs interdit après la guerre, mais sa pratique sportive se poursuivra sous le nom de "compétition au shinai" jusqu'en 1952 date à laquelle se constitue la Fédération Japonaise de Kendo (Zen Nippon Kendo Renmei). A cette occasion, des maîtres sont dépêchés à l'étranger, en France notamment. Citons ici maître Mochizuki Minoru, notamment 4e dan de kendo. Sous le contrôle de ces maîtres japonais, parfois rivaux, la France commence la pratique du kendo dès le début des années 1950 sous l'égide de la Fédération Française d'Aïkido, Taï-Jitsu et Kendo qui organise le premier championnat de France de kendo en 1959.


Généralités
Le kendo est une forme d'escrime au sabre à deux mains où grâce à l'emploi de matériel adapté (arme en bambou, armure de protection) les assauts sont menés de façon réelle.

Il existe également une pratique à 2 shinai appelée Nito héritière de l'école à deux sabres attribuée à Miyamoto Musashi.

Les pratiquants sont appelés kendoka (peu usité au Japon) ou kenshi.

Le kendo se pratique dans un dōjō : une salle équipée d'un plancher ou dans des gymnases lorsque des planchers ne sont pas disponibles.

Il n'existe pas de catégorie de poids et les pratiquants ne portent aucun signe extérieur de leur grade.


Kikentai itchi
La notion fondamentale du kendō est le ki ken tai no itchi (気剣体の一致) ou Kikentai Itchi, autrement dit l'unité entre:

* l'esprit (ki), qui désigne la détermination dans l'assaut. Le ki se manifeste par le kiai, le cri que pousse le combattant lorsqu'il porte une attaque;
* le sabre (ken), qui représente le coup porté. Celui ci doit être délivré avec la partie valable du shinai (mono uchi) correctement orienté (le "tranchant" du shinai devant "couper" la partie touchée) sur une partie valable (datsu bui) de l'armure de l'adversaire;
* et le corps (tai) qui désigne l'engagement du corps représenté par une frappe du pied avant au sol qui doit être executée dans le même temps que la coupe et le kiai;


Yukodatotsu
Un coup n'est valable en kendo que lorsque le combattant exécute la frappe en réalisant le Kikentai itchi.

La frappe valable (yuko datotsu) est sanctionnée par un point (ippon) en compétition. L'évaluation du ippon par les arbitres est un exercice difficile. C'est pourquoi ces derniers sont au nombre de 3 et doivent être eux-mêmes des pratiquants expérimentés de haut-niveau.


Kiai
Le kiai est un cri obtenu par une forte expiration ventrale. Il permet de libérer les efforts au moment de l'assaut. S'il ne porte pas ce nom, on en voit souvent la manifestation chez les joueurs de tennis lors de la frappe de la balle ou chez les haltérophiles lors de l'arrachement des poids. En kendo on enseigne aux débutants à crier le nom de la partie visée par la frappe (kote, men, do) pour développer le kiai. Au fil de la progression, le cri sera remplacé par un kiai plus personnel.

Les kata sont une exception. Dans ces derniers, les coups ne sont pas systématiquement accompagnés d'un kiai, mais le dernier coup est traditionnellement accompagné de « Ya ! » (uchidachi) et de « To ! » (shidachi).

Points d'attaque: les cibles, ou datotsu-bui
En kendo, par convention pour une pratique sportive, seules certaines parties du corps peuvent être touchées pour que le coup soit considéré comme valable. Les quatre cibles principales sont : la tête (men), les poignets (kote), les flancs (dō) et la gorge (tsuki).


Gardes
Les combattants se font face en tenant le shinai à deux mains (la main droite près de la garde et la main gauche à l'extrémité de la poignée) pointe vers la gorge de l’adversaire. Cette garde fondamentale (appelée chudan no kamae) permet de frapper en avançant d'un seul pas (issoku itto).

Il existe également d'autres gardes dont une garde haute dans laquelle le pratiquant tient son shinai au dessus de sa tête (jodan no kamae).

Pour la pratique à 2 sabres (nito) le combattant tient un shinai dans chaque main : un long et un court.


Armes
* Le katana (刀) est le sabre qu'utilisaient les samouraïs. Aujourd'hui, leur fabrication est réglementée par le gouvernement japonais en termes de qualité et de quantité. Ceux-ci ne sont aujourd'hui utilisés que pour le iaidô. Pour les kata de kendo on utilise parfois, lors des démonstrations, des sabres équipés des lames factices non tranchantes appelés habiki.

* Le shinai/shinaï (竹刀) est un sabre composé de quatre lattes de bambous attachées entre elles. Le shinai représente le katana et à ce titre est sensé posséder un tranchant, la partie opposée au fil (tsuru) qui maintient l'assemblage du shinai. Les coups valables doivent être portés avec ce tranchant correctement orienté. La longueur et le poids du shinai varient avec la catégorie (homme/femme, enfant/adolescent/adulte) du pratiquant. Dans la pratique à 2 sabres (nito 二刀) le combattant utilise 2 shinai de longueur différente. Il existe également des shinais en matériaux composites (fibre de carbone). Plus résistants, ils nécessitent moins d'entretien que les shinais en bambous. Le shinai doit être, dans un souci de prévention des accidents, correctement entretenu. Pour cela il doit être inspecté avant chaque utilisation et si besoin est, démonté afin de poncer ou de changer une lame abimée.

* Le bokutō (木刀) ou bokken (木剣) est une version en bois du katana. D'aspect, il est plus proche de ce dernier que le shinai. Il était autrefois utilisé pour l'entraînement, mais il a aujourd'hui été remplacé par le shinai. Le bokutō reste toutefois employé pour l'exécution des kata.

Armure
Le bogu est l'armure protégeant principalement les parties du corps visées et limitant ainsi, tout comme le shinai, les risques de blessures lors de l'entraînement ou des combats. Il se compose des éléments suivants :

* men (面) : masque pourvu d'une grille métallique couvrant le visage et la tête, les épaules et la gorge.
* kote (甲手) : gants protégeant les poignets et une partie des avant-bras.
* do (胴) : plastron protégeant le ventre au niveau des côtes et qui remonte jusqu'à la poitrine.
* tare (垂) : protection couvrant le bas-ventre et le haut des cuisses.

Les parties souples de l'armure sont faites de tissus de coton rembourrés et surpiqués renforcées par des pièces de cuir (le plus souvent de daim), le tout teinté indigo.

La grille du men (mengane) est réalisée en métal (duraluminium, titane etc.).

Le do est fait en fibre de verre ou, pour les meilleurs bogu, en lattes de bambou, recouvertes de cuir voire de peau de raie (galuchat). Il est également laqué.


Vêtements
Les vêtements traditionnels sont le hakama (pantalon jupe) et le keiko-gi (veste). En coton (mais aussi en matières synthétiques) ceux-ci sont généralement de couleur indigo. Les extraits végétaux utilisés pour la teinture ont des propriétés styptiques. Des tenues de couleur blanche sont utilisées pour des raisons économiques (enfants) mais aussi pour symboliser la pureté de l'esprit (cette tenue est le plus souvent portée par certains maîtres, des femmes, des pratiquants du dojo de la police impériale etc.).

En kendo le grade du pratiquant n'apparaît pas sur ses vêtements. En revanche le nom du pratiquant, ainsi que son dojo ou club d'appartenance, sa ville ou région ou pays sont inscrits sur le Zekken qui se porte sur le tare. Cette identification est retirée lors des passages de grades.

Discipline de l'esprit
Le kendo n'est pas qu'une discipline physique. Sa pratique requiert la maîtrise de « kata », (combats codifiés), et de l'étiquette s'appliquant au dojo. Le kendo est un art qui exige une discipline de l'esprit.

Kata
Les kata (aussi appelés kendo no kata ou nihon kendo kata) sont une synthèse de différentes écoles anciennes. Créés en 1912 par un comité d'experts ils se composent de dix séquences codifiées de combat entre deux partenaires, sept avec le bokken (sabre long) et trois avec un kodachi (sabre court) pour le shidachi.

Les kata sont des enchaînements précis de techniques où l'accent est mis sur la qualité et l'authenticité de l'exécution. Les kata sont réalisés par deux personnes sans bogu, sous une forme entièrement codifiée (y compris les saluts). Pour chaque kata, on trouve un maître (uchidachi) et un élève (shidachi). Le maître donne toujours le premier coup, et l'élève le dernier, ce qui fait de lui le "vainqueur". Cependant, l'objectif du kata n'est pas la victoire mais plutôt l'exécution fluide sans faille des techniques. Pour cette raison, les kata sont très utiles pour se perfectionner dans l'exécution des différentes techniques.

Étiquette
"Le kendo commence et se termine par un salut". Cette règle fondamentale enseignée dans tous les dojo souligne l'importance de l'étiquette qui fait totalement partie de la pratique du kendo.

Les saluts (en début et fin de cours, en début et fin de combat), la façon de s'aligner dans le dojo, la manière de s'équiper, de tenir le Shinai hors combat etc, font l'objet d'un ensemble de conventions dont l'origine remonte à l'époque des samurai et dont le détail peut quelquefois varier selon les professeurs et les dojo.

L'étiquette exprime le respect et la gratitude envers les autres pratiquants et les professeurs, mais aussi envers le dojo et le matériel.


Hiérarchie
Il existe 2 classements : un pour les débutants, et un pour les pratiquants confirmés. Pour les débutants, les grades vont du 6e au 1er kyu (le plus élevé); pour les confirmés, du 1er au 8e dan[4].

Parallèlement aux "dan" il existe une échelle de titres d'enseignants: "Renshi", "Kyoshi" et "Hanshi", le titre de Hanshi (Maître) étant le plus élevé. Les titres sont délivrés sur examen écrit mais le candidat doit remplir un certain nombre de conditions dont le grade: 6e dan au moins pour Renshi, 7e dan pour Kyoshi et 8e dan pour Hanshi.

Les grades sanctionnent la réussite à un examen comprenant une épreuve écrite (jusqu'au 5e dan), une épreuve pratique constituée de 2 combats d'une minute trente environ avec 2 candidats différents, et d'une épreuve de kata où selon le grade présenté le candidat devra réaliser une partie ou la totalité des kata de kendo.

Le jury est constitué d'examinateurs dont le nombre (5 ou 7) et le grade (minimum 5e dan) est fonction du grade présenté. Le grade est octroyé à la majorité des voix du jury.

Outre un âge minimum pour le premier dan, la condition principale pour présenter un grade est l'ancienneté dans le grade acquis. Cette ancienneté augmente avec le grade présenté. Il faut au minimum 2 ans à un 2e dan qui vient d'obtenir son grade pour présenter le 3e dan et 6 ans à un 6e dan pour pouvoir présenter le 7e dan. La durée minimum entre grades est divisée par 2 pour les candidats de plus de 60 ans.

Bibliographie
* D.F. Draeger, The Martial Arts and Ways of Japan : volume 3. Modern Bujutsu and Budo, New York/Tokyo, Weatherhill, 1983
* Tanguy L'Aminot, « Histoire du kendo en France » in Jeux et sports dans l'histoire, tome 2 : pratiques sportives (p.171-192), Paris, Editions du CTHS, 1992
* Pierre Delorme, "Kendo, la voie du sabre ou la revolution du savoir-etre", Edition Guy Tredaniel, 2003.



P.S. : Cet article est dédié à tous mes amis de mon dôjo le Kenyu à Paris, même si, depuis quelques semaines que je travaille, je n'ai pas le courage d'aller tâter le bambou avec eux. Salut les gars :)

Le Shinsengumi

Posté le 26.01.2008 par otacon102
Un dossier très bien construit et complet issu du site : http://fr.wikipedia.org/, pour mieux vous familiariser avec ce groupe dont je parle tout le temps!
Il ne s'agit pas d'un dossier sur une anime en particulier, mais sur un thème souvent repris dans le manga et l'anime et le film d’époque. Il m'a semblé bon de rapporter ce dossier car je pense qu'il faut toujours se documenter ^^.
Vous saurez donc que vous pouvez lire l'intégralité de l'article sur Wikipédia, en cliquant ICI.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir emprunté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez-vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses intéressantes sur un thème faisant pleinement parti de l’histoire nippone.


Le Shinsen Gumi (新選組 en japonais) était une force de police spéciale au temps du dernier shogunat (1853 - 1867).
Le Shinsen Gumi était le dernier rempart du shogun face aux patriotes, ou Ishin Shishis. Leur nom est devenu quasi légendaire, associé à l'étendue de leur pouvoir et à la terrible efficacité d'une organisation de guerriers très compétents soumis à un code d'honneur, une série de lois, probablement parmi les règlements les plus durs de toute l'histoire de l'humanité.
En effet le Shinsen Gumi passe pour être le groupe de guerrier le plus puissant que le Japon ait connu. Il se composait de 10 groupes, appelés Bantaïs, avec à leur tête des capitaines, parmi lesquels on peut citer Okita, Saito ou encore Kondo. On les surnommait aussi les loups de Mibu (leur fief d'origine). Ils arboraient un kimono bleu frappé du caractère makoto signifiant la fidélité, la sincérité.
Après la chute du bakufu, le Shinsen Gumi fut démantelé, mais les survivants continuèrent néanmoins à servir leur pays dans des carrières ayant trait au maintien de l'ordre. Leur fin marque celle de l'ère Edo et la fin d'une époque au Japon, celle des samouraïs, caste désormais déchue.

Contexte historique et formation du groupe
Des événements comme l'arrivée des cuirassés du commodore Perry sur les côtes du Japon effrayèrent les Japonais et les plongèrent dans le doute. Le Shogunat, le gouvernement militaire qui dirigeait le Japon d'alors, serait-il capable de faire face à une invasion barbare dotée d'une telle puissance militaire et économique ? Un grand nombre de samouraïs, surtout parmi ceux de bas rang, doutaient d'une victoire en cas de confrontation.
Un sentiment d'union national face à cette menace apparut, regroupé sous le slogan « Sonno Joi » (« révère l'empereur, chasse les barbares »). Ce sentiment prend même le pas sur les appartenances claniques, puisque nombre de samouraïs quittèrent leur domaine, ce qui signifiait qu'ils ne pouvaient plus revenir sur leur terre natale sous peine de mort, pour rejoindre le mouvement révolutionnaire naissant qui voulait renverser le shogunat affaibli et instaurer un gouvernement central en se basant sur le sentiment de fidélité du peuple à l'empereur, pour renforcer l'union du pays en cas d'invasion, afin d'assurer une résistance efficace.
Ces samouraïs, devenus sans maîtres (ronins ou roshis), se réunirent à Kyoto et commencèrent à causer de plus en plus de troubles dans la capitale. La plupart d'entre eux sentaient la nécessité impérieuse de faire quelque chose, mais peu d'entre eux avaient une idée claire de ce qu'il convenait de faire, et aucun ou presque n'était d'accord.
Il y avait presque autant d'écoles de pensées que de révolutionnaires. Sonno Joi voulait exploiter à leur insu les étrangers en leur dérobant leur technologie pour les chasser ensuite à armes égales. Pour cela, il s'allia avec le Bakufu (gouvernement militaire), qui, lui, trouva opportun d'employer ces samouraïs plutôt que de supporter leur présence errante dans la capitale. Ainsi furent formés en 1863 des « roshi-tais » ou « ronin-tais », des groupes de samouraïs s'engageant sous les ordres du Bakufu. Les tests d'entrée étaient surtout basés sur une évaluation du niveau d'escrime au sabre ou kenjutsu.
Près d'Edo, dans la province de Tama, un dojo de sabre, le Shieikan, enseignait une école de sabre appelée le Tennen Rishin Ryu. Le maître de ce dojo était Kondo Isami, et parmi ses élèves on remarquait des noms comme Hijikata Toshizo, Okita Souji et Inoue Genzaburo. Eux quatre étaient amis de longue date, et Okita était le plus jeune et aussi le plus fort des étudiants. Parmi ceux qui fréquentaient occasionnellement ce dojo, on retrouvait aussi Yamanami Seisuke, Harada Sanosuke et Nagakura Shinpachi. Lorsque ces hommes, ardents patriotes, entendirent que les roshi-tais se formaient à Kyoto, ils s’empressèrent d'aller s'y inscrire, laissant la garde du dojo au frère aîné d'Hijikata.
En attendant, à Kyoto, il y avait un homme du groupe Tengu, Serizawa Kamo, qui devait être exécuté. Mais sa vie fut épargnée par un homme, Kiyokawa Hachiro, qui avait besoin de ronins habiles pour se joindre à son groupe. Ce groupe était destiné à servir de gardes du corps du Shogun Tokugawa Iemochi lorsqu'il se rendait à Kyoto. Cet homme professait à qui voulait l'entendre une totale loyauté au Bakufu. Serizawa vint donc se joindre à ce groupe, avec ses amis de la coterie Tengu, Niimi Nishiki, Noguchi Kenji, Hirayama Goro, et Hirama Juusuke (ou Hirama Kinsuke). Serizawa était déjà célèbre en tant que membre du groupe Tengu, aussi fut-il désigné pour être l'un des 23 officiers du groupe de Kiyokawa Hachiro.
Au début, Kondo Isami n'était qu'un membre ordinaire de la 6e unité du Roshi Gumi. Trois jours après leur départ d'Edo, alors qu'il aidait le directeur Ikeda Tokutaro à trouver un logement dans la ville de Honschou, Kondo oublia accidentellement Serizawa. Bien qu'ils se soient excusés auprès de lui lorsqu'ils le retrouvèrent, Serizawa ne se contenta pas de ces excuses et mis le feu au centre du logement. Kondo lui demanda d'éteindre le feu, mais auparavant, Serizawa avait déjà assommé l'officier gouvernemental avec son fameux éventail en fer (de 1120 g !) Depuis le départ Serizawa était un trouble fête, aussi le groupe de Kondo ne tarda pas à le prendre en grippe.
Arrivés à Kyoto, le 23 février 1863, Kondo et ses amis s'enregistrèrent auprès de Kiyokawa Hachiro, après avoir passé les tests. Serizawa et ses amis vivaient dans le domaine de Yag Gennojo, alors que le groupe de Kondo vivait lui dans celui Maekawa Shouji, tous deux situés dans le village de Mibu.
Cependant, bien que Kiyokawa s'affichât comme pro bakufu, c'était en réalité l'inverse. Il profitait de l'autorisation d'entraîner des ronins sous couvert de le faire pour le Bakufu, mais en réalité c'était pour les mettre au service de la faction impérialiste révolutionnaire, les Ishin Shishis, enseignant la doctrine Sonno Joi. Quelques jours plus tard, Kiyokawa demanda au Roshi Gumi de rejoindre Edo pour servir l'empereur, mais Serizawa, Kondo et leurs amis refusèrent. Après une dispute sévère, le Roshi Gumi partit à Edo sans eux. On dit qu'ils furent 13 à rester à Kyoto, mais d'autres sources parlent de 24 hommes. On admet que la différence fut tuée dans la dispute. Kiyokawa avait prévu de se servir de son nouveau groupe, le Shincho Gumi, pour attaquer le comptoir étranger de Yokohama, tuer ses occupants et brûler les bâtiments, afin de réduire les efforts de diplomatie du Bakufu à néant. Le Shogun eut cependant vent de cette trahison, et envoya des assassins, dont Sasaki Tadasaburo, un maître de kodachi, et chef du Kyoto Mimawari Gumi, se débarrasser de Kiyokawa le 13 avril.
La raison pour laquelle les hommes de Kondo et de Serizawa étaient restés était qu'ils avaient passé un accord secret avec Matsudaira Katamori, le Daimyo d'Aizu, de la police de Kyoto (Kyoto Shugoshoku). Ils furent retenus et dénommés Défenseurs de Kyoto par Matsudaira Katamori. Ils se firent alors appeler Mibumura Roshi Gumi. Ce groupe était extrêmement pauvre. Ils ne pouvaient même pas manger de riz, sauf en temps de guerre, et cultivaient des légumes pour se nourrir. On dit qu'ils mendiaient aussi de porte en porte, et que seul leur sabre les différenciait de simples mendiants. Ils durent même s'endetter pour acheter des vêtements, ces fameux beaux uniformes aujourd'hui célèbres.

Pour la petite histoire, il y a controverse sur ces uniformes. Si le hakama (pantalon jupe culotte, aujourd'hui utilisé en aïkido, en kendo et en iaido) était noir, le montsuki (veste à manches amples au-dessus du keikogi, qui est lui une sorte de chemise ample utilisée dans les mêmes arts martiaux), est tantôt représenté en bleu avec des triangles blancs en frise le long du bas des manches et du vêtement, tantôt en jaune clair. Le problème vient du fait que le vêtement est décrit en utilisant le terme « asagiiro » en romanji. Mais en kanji, il y a deux signes pour asagiiro, l'un signifiant bleu pâle, l'autre jaune pâle.
Leur drapeau suivait ce même motif de triangles blancs sur le côté relié à la hampe, et il était frappé du kanji « Makoto » (sincérité absolue, fidélité, l'un des sept préceptes fondamentaux du bushido). Mesurant 1,8 m au carré, de couleur principale rouge, ce n'était pas un simple étendard de devise, puisque le Shinsen Gumi resta fidèle au Bakufu jusqu'à la toute dernière fin.

Les 13 ronins en recrutèrent d'autres, afin de recréer un groupe digne de ce nom. Ils parcoururent Kyoto, Osaka et leurs alentours, et d'autres villes voisines, recrutant quelques 70 nouveaux membres. Avec le nombre, il eurent besoin de s'organiser.

Première organisation du groupe
Kyokucho (Capitaines):
Serizawa Kamo Mitsumoto (Mito Ronin, Shinto Munen Ryu Menkyo Kaiden)
Kondo Isami Masanobu (ou Masayoshi) (Edo Gyofunai Dappan, maître (Shihan) du Tennen Rishin Ryu, disciple de Kondo Shuusuke, propriétaire du dojo Shieikan)
Niimi Nishigi Kinzan (Mito Dappan, Shinto Munen Ryu Menkyo Kaiden, entraîné au dojo de maître Okada Sukezaemon)

Fukucho (Vice-capitaines):
Hijikata Toshizo Yoshitoyo (Edo Gyofunai Dappan, Tennen Rishin Ryu Mokuroku, disciple de Kondo Shuusuke)
Yamanami Keisuke Tomonobu (Sendai Dappan, Hokushin Itto Ryu Menkyo Kaiden, dojo Genbukan, entraîné depuis pas Kondo Isami)

Jokin ( «caporaux» ):
Okita Souji Kaneyoshi (ou Fusanaga) (Shirakawa Dappan, Tennen Rishin Ryu Menkyo Kaiden, disciple de Kondo Shuusuke et Isami)
Nagakura Shinpachi Noriyuki (Matsumae Dappan, Shinto Munen Ryu Menkyo Kaiden au dojo d'Okada Juumatsu)
Harada Sanosuke (Iyomatsuyama Dappan, Taneda Houzouin Ryu (une école de lance) Menkyo Kaiden au dojo de Tani Sanjuro )
Todo Heisuke Nobutora (Edo Gyofunai Dappan, un fils illégitime du Daimyo d'Isuzu, Todo Izuminokami, Hokushin Itto Ryu Mokuroku au dojo de Chiba Shuusaku)
Inoue Genzaburo Kazushige (Edo Gyofunai Dappan, Tennen Rishin Ryu Mokuroku (et peut être même Menkyo Kaiden) et disciple de Kondo Shuusuke / Isami)
Hirayama Goro (Mito Dappan, Shinto Munen Ryu Menkyo Kaiden au dojo de Saito Yakuro Tokushinsai, le Renpeikan)
Noguchi Kenji (Mito Dappan, Mokuroku offert par Yurimoto Shouzo, un kenjustsuka de génie de l'école Shinto Munen Ryu)
Hirama Juusuke (Mito Dappan, Shinto Munen Ryu Mokuroku au dojo de Serizawa Kamo. Un homme de confiance de Serizawa)
Saito Hajime (Banshu Akashi Ronin, maître de l'école Mugai Ryu)
Ogata Shuntaro (Kumamoto Ronin, un érudit)
Yamazaki Susumu (Osaka Ronin, maître de l'école Kadori Ryu de Bo (bâton long))
Tani Sanjuuro (Osaka Ronin, maître de Harada Sanosuke)
Matsubara Chuuji (Tadaji) (Osaka Ronin, maître de Jujutsu de l'école Sekiguchi Ryu)
Ando Sotaro (Dasso du temple de Kyoto Itsugatsu) [/center]

Chouyaku Narabi Kansatsu Gata (Responsables de l'espionnage):
- Shimada Kai (Oogaki Dappan)
- Kawashima Shouji (ou Katsuji) (Osaka Ronin)
- Hayashi Nobutaro (Osaka Ronin)

Kanteiyaku Narabi Konida Gata (Responsables logistique et « nettoyage »):
- Kishima (Kishida)
- Yutaro Okan (Oseki)
- Yabee (Dasso de Wada Uemura)
- Kawai Kitaro (Osaka Ronin)
- Sakai Hyougo (Osaka Ronin)
(Note: Menkyo Kaiden est le plus haut rang que peut atteindre un disciple de kenjutsu, cela signifie qu'il maîtrise toutes les techniques de son école, même les ougis (techniques secrètes et ultimes). Il peut même enseigner son école à d'autres. Mokuroku est un grade inférieur. Dasso peut être traduit par fugitif, ou réfugié.)

Règlement interne
En face de chacun des nouveaux membres était lu cinq lois principales et quelques annexes:
1- Dai ichijou: Shidou ni somuki majiki koto.
Article 1er: Il est interdit de s'écarter de la voie propre à l'humanité.
2- Dai nijou: Kyoku wo dassuru kotowo yurusazu.
Article 2: Il est interdit de quitter le Shinsen Gumi.
3- Dai sanjyou: Katte ni kinsaku itasubekarazu.
Article 3: Il est interdit de collecter de l'argent en dehors du cadre du Shinsen Gumi.
4- Dai shijou: Katte ni soshou toriatsukaubekarazu.
Article 4: Il est interdit de se mêler de litiges ne concernant pas le Shinsen Gumi.
5- Dai gojou: Watakushi no tousou wo yurusazu.
Article 5: Il est interdit de combattre à son propre compte.

Parmi les annexes les plus célèbres, on cite souvent:
« Kumigashira ga moshi toushi shita baaiwa, kumishuu wa sono ba de toushi subeshi. » (« Si le leader d'une unité (Jokin, Kumichu ou ensuite Fukuchu Jokin) est mortellement blessé dans un combat, tous les membres du groupe qu'il commandait doivent combattre et mourir sur place. » )
« Hageshiki kokou ni oite shishou zokushutsusutomo kumigashira no shitai no hoka wa hikishirizokukotomakarinarazu. » (« Même dans un combat où les pertes sont élevées, il est interdit de récupérer les corps des morts, excepté celui du chef du groupe. »)

Mais la plus terrifiante de toutes les annexes était celle-ci:
« Moshi taishiga koumuni yorazushite machi de taigai no mono to arasoi, teki to yaiba wo kawashi, jibunga kizu wo oite aite wo shitomekirazuni nigashita baai, ushirokizu no baai no gotokimo seppuku wo meizuru. » (« Si un membre du Shinsen Gumi combat contre un étranger au groupe, que ce soit en service ou non, s'il est blessé et ne peut pas tuer son ennemi, le laissant ainsi s'enfuir, et ce même si la blessure causée est due à une traîtrise, le membre concerné doit faire seppuku (hara kiri) »).
Il n'y avait qu'un seul châtiment pour qui enfreignaient ces lois : la mort.

Le Japon n'a jamais connu de lois aussi dures, que ce soit avant ou après l'ère de la révolution précédant la restauration Meiji. Bien entendu, les sentences de mort étaient tout de même soigneusement jugées, et certaines n'étaient pas appliquées. Mais plus souvent qu'à son tour, le sang des Shinsen Gumi s'écoulait dans les rues de Kyoto.

Premiers troubles internes
Les hommes de Kondo étaient à présent l'âme du Shinsen Gumi, et ils le furent jusqu'à la fin, notamment parce qu'ils étaient les plus forts. Et pourtant, tous les Shinsen Gumi n'étaient pas des parangons de vertus. C'était le cas de Serizawa Kamo: il était en effet connu pour se battre avec un éventail en fer, une arme de femme, pour fréquenter les maisons closes, pour tuer des gens par caprices, pour se saouler et avoir l'impertinence de couvrir ses frasques en utilisant le fait qu'il était l'un des capitaines du Shinsen Gumi. Cela a d'ailleurs été à l'origine du surnom du groupe: les Loups de Mibu. Mibu était le village où le groupe s'était rassemblé pour la première fois. Ainsi, Ronins de Mibu devint en raccourci Miburo. Mais « Ro » signifie aussi loup en japonais, et le comportement de certains d'entre eux valut au groupe ce surnom, ainsi qu'une mauvaise réputation dans Kyoto. Le vase déborda lorsque Serizawa ramena une prostituée dans les quartiers du Shinsen Gumi. Kondo et Hijikata, hommes de haute morale, respectueux du code d'honneur des samouraïs, décidèrent d'en finir avec lui à la première occasion.
Mais Serizawa n'était pas le seul à avoir si peu d'éthique de conduite. Niimi n'était pas un homme plus droit. Ainsi, alors que la troupe voyageait vers Kyoto, il y eut un incendie dans l'auberge où ils faisaient halte, et Kondo fut rendu responsable de la négligence. Niimi et Serizawa se moquèrent de lui. Cependant, quelques semaines plus tard, Hijikata et les autres finirent par découvrir la vérité: Niimi et Serizawa exigèrent du tenancier d'un certain « commerce » des réductions de tarif énorme et des avantages ridicules. Ivres de colère face à son refus, ils décidèrent de se venger et voulurent tirer sur son magasin avec le canon qui accompagnait la troupe où qu'ils aillent, afin de servir de soutien en cas d'attaque massive. Cependant, l'un d'eux dut commettre une erreur en mettant le canon en batterie, puisque la pièce mit le feu à l'auberge en tirant. Hijikata ne put amasser suffisamment de preuves que contre Niimi, qui fut contraint au suicide rituel. À partir de ce moment les hostilités entre Kondo et Serizawa ne cessèrent de croître en intensité.
Un autre incident fut engendré par le comportement lunatique de Serizawa. Depuis le mois de juin, un groupe appelé Tenchu Gumi, dont le but était de faire un coup d'état, rackettait les marchands qui travaillaient pour les étrangers. Ils tentèrent de racketter le magasin de Yamato Shobe. Ils le menacèrent de mort, et il demanda la protection de la police de Kyoto (Kyoto Shugoshoku), qui envoya le Miburuma Roshigumi (le futur Shinsen Gumi). Mais, voulant doubler sa protection, Shobe paya également 10 000 ryo (une somme énorme à l'époque) un membre de la famille de Daigo, proche de l'Empereur, pour qu'il amène aussi une troupe de protection. Lorsque Serizawa entendit cela, il hurla de rage, et demanda pourquoi ils n'avaient pas reçu le moindre ryo, à l'inverse des autres, argumentant sa requête en dépêchant six hommes chercher le canon de leur groupe. Le portier était pâle, et dit à Serizawa que Shobe n'était pas chez lui, mais le ronin sut que c'était un mensonge, ce qui amplifia encore sa colère. Le canon fut mis en batterie, et ses boulets incendièrent le magasin. On dit que Serizawa observait le spectacle du toit d'une maison voisine, et qu'il riait bruyamment lorsque la maison s'écroula finalement en cendres.

Naissance officielle du Shinsen Gumi
Quand le shogun Tokugawa Iemochi vint à Edo, les membres du clan Choshu intensifièrent les préparatifs de leur plan pour le Tobaku (Choshu voulait la perte du Bakufu, et voulaient faire de l'empereur le réel maître du Japon). Les Ishin Shishi de Choshu, dirigés par Kogoro Katsura, Takasugi Shinsaku et Kusaka Genzui, parvinrent à entrer dans le palais de l'empereur, avec l'aide de serviteurs du palais. Il faut dire que le clan Choshu avait encore la charge de garder les portes du palais, donc ce ne fut pas très difficile d'entrer ou de sortir, et de comploter contre le Bakufu, et de tenter d'affaiblir son pouvoir.
Le 13 Août, il fut soudain annoncé le lancement du plan « Yamato Gyoko ». Il s'agissait de profiter du voyage de l'empereur qui allait visiter la tombe de l'empereur Jinbu, puis se rendre au palais d'Ise. Il s'agissait de le capturer en profitant de la panique générée par l'incendie planifié de Kyoto, et de marcher ensuite avec leurs armées sur Edo, pour en finir avec le Bakufu. Mais l'information fut interceptée par Matsudaira Katamori. Il rencontra alors Nakagawanomiya Asahiko, un homme de confiance de l'empereur, et ils réalisèrent qu'ils avaient besoin de plus de troupes s'ils voulaient affronter l'armée du clan Choshu. Ils s'allièrent avec la province de Satsuma, gouvernée par Shimazu Hisamitsu, qui n'était pas contre le Bakufu. L'étape suivante fut de dire à l'empereur le réel motif de sa visite de Kyoto. L'empereur, bien que détestant les étrangers (Joi), ne pensait pas aller à l'encontre du Bakufu. De plus, la femme du shogun était la jeune sœur de l'empereur. Il ne fut pas difficile de le convaincre de retarder sa visite.
Au petit matin du 18 août, un ordre impérial officialisa le report de la visite. Au même moment, plusieurs provinces, dirigées par celles d'Aizu et de Satsuma, défendirent le palais impérial, et en expulsèrent les sept partisans du Sonno Joi. La province de Choshu fut interdite de garder les portes du palais, et tous ses hommes furent contraints de rentrer dans leur province. Ce coup d'état rusé fut appelé Kinmon no Seihen (le coup d'état des portes interdites), ou Hachigatsu Juuhachinichi no Seihen (le coup d'état du 18 août). Lorsque l'armée de Choshu fut mise au courant de ce qui se tramait, elle se précipita vers les portes, mais elle fit face à de puissantes défenses. Ils restèrent en face un moment, et finalement se replièrent sur Myohouin, dans l'est. Ils finirent par escorter les sept serviteurs Sonno Joi à Choshu, épisode de l'histoire du Japon célèbre sous le nom de Shichigyou Ochi « La fuite des sept serviteurs ».
Lors de ce coup d'état, Nomura Sahyoue, un fonctionnaire d'Aizu, vint à Mibu et demanda la présence du Miburuma Roshi Gumi, afin de protéger les portes du palais impérial. C'était la première fois que ce groupe allait s'opposer à une armée, aussi Serizawa se chargea de tout avec enthousiasme, divisa le groupe en deux unités de 40 hommes, dressa le fameux drapeau rouge, et tout le monde s'habilla en haori, jaune, la couleur du clan d'Aizu. Tout le monde était heureux. Ce jour là, le Mibumura Roshi Gumi prit le nom officiel de Shinsen Gumi, avec la permission de l'empereur. Serizawa allait en tête du Shinsen Gumi, Kondo était au milieu, et Niimi fermait la marche.
Quand ils arrivèrent aux portes de Hamaguri, celles-ci étaient déjà gardées par des soldats d'Aizu. Menaçants, ils pointèrent leurs sabres et leurs lances vers le Shinsen Gumi, les sommant de s'identifier. Kondo et Niimi furent intimidés, mais Serizawa rit, rabattant les lances de son éventail en fer. Puis il s'exclama: « Nous sommes le Shinsen Gumi, sous les ordres de la province d'Aizu. Ne vous méprenez pas sur nos intentions, ou vous en subirez les conséquences. » Les soldats furent surpris par le comportement de Serizawa, mais se reprirent vite et menacèrent de nouveau. Seuls les officiers d'Aizu purent éviter une bataille fratricide. Le Shinsen Gumi se vit recevoir l'ordre de garder le palais de Sendo, et, la nuit, de garder la porte sud. Il n'y eut ainsi aucune bataille lors de la première mission du Shinsen Gumi.

Le nouveau Shinsen Gumi
Matsudaira Katamori ordonna la mort de Serizawa après l'incident du magasin de Yamato. Aussi Kondo et Hijikata commencèrent à élaborer le plan qui allait les débarrasser de Serizawa et de sa clique de malfaisants. Mais ce n'était pas chose facile, car Serizawa était un homme très fort, et ses amis aussi, comme Niimi et Hirayama Goro, escrimeur de génie. Niimi fut le premier à disparaître, contraint au suicide suite à l'affaire de l'auberge incendiée. Il fut accusé d'avoir violé le premier et le troisième commandement du Shinsen Gumi, puisqu'il rackettait des marchands pour passer du bon temps dans le quartier chaud de la ville, ignorant son devoir en tant que Shinsen Gumi.
Et finalement, le 18 septembre 1863, profitant de la fête suivant une réunion du Shinsen Gumi, Kondo et Hijikata mirent leur plan à exécution. Serizawa était ivre mort. Il rentra à Mibu avec ses deux acolytes, Hirayama Goro et Hirama Juusuke, ainsi qu'avec trois femmes, leurs maîtresses. Serizawa et les autres brebis galeuse du mouvement furent exécutées dans un traquenard tendu par Hijikata, Inoue, Yamanami, Todo, Harada et Okita. Okita et Hijikata tuèrent Serizawa et sa maîtresse. Hirayama fut tué par Harada et Yamanami, et Hirama parvint à s'enfuir dans la nuit, nu.
Les hommes exécutés furent enterrés lors d'une cérémonie officielle, et on accusa des bandits de les avoir assassinés pendant leur sommeil. Encore aujourd'hui, au temple de Mibu, le cimetière du Shinsen Gumi, on peut voir leurs tombes aux côtés de celles des autres membres du Shinsen Gumi.
Le mouvement grandit en effectif, les samouraïs y entrant et en sortant, soit par la mort au combat, soit par décapitation, par suicide ou par assassinat. Après l'affaire Serizawa, Kondo et Hijikata furent déterminés à mieux sélectionner les qualités parmi les candidats, non seulement en durcissant les conditions d'entrée, mais aussi en éliminant impitoyablement tous ceux qui s'éloignaient de la Voie des samouraïs et qui la traînaient dans la boue par leurs agissements.
Les ronins qui voulaient entrer dans le Shinsen Gumi devaient en effet combattre dans la foulée d'autres candidats, utilisant pour cela des shinaïs, des sabres en bambou. Les meilleurs affrontaient ensuite des membres accomplis du groupe, comme Saito. L'arbitre de ces matches était souvent Okita, jeune mais génial dans l'art du sabre. Hijikata et Yamanami avaient le dernier mot quant au recrutement de tel ou tel candidat.

Leur mission
Principalement, le Shinsen Gumi était un groupe de police patrouillant dans Kyoto et y maintenant la paix, avec leur sabre. Pendant les troubles de la révolution, les Ishin Shishis se dirigèrent vers Kyoto afin de mettre un terme au Shogunat. Ils mirent notamment le feu dans les quartiers des étrangers, commandés par Takasugi Shinsaku et Katsura Kogoro.
Ceci rendit suspect tout samouraï ne faisant pas partie du Shinsen Gumi, et en particulier ceux qui avaient déserté de leur Clan. Ainsi, tous ceux qui ne pouvaient produire d'identification lors d'un contrôle du Shinsen Gumi étaient en général engagés en combat. Kyoto devint un enfer, et le Shinsen Gumi gagna sa renommée terrifiante, en particulier Hijikata, qui était un homme strict et sans merci, que ce soit vis à vis des suspects ou des coupables avérés qu'il s'agissait de punir.
Leur façon de combattre n'était pas dans un style épique de duelliste. En tant que troupe de maintien de l'ordre, ils ne s'attachaient pas à ce genre de détail, et visaient à l'efficacité, c'est-à-dire qu'ils se jetaient en masse sur le contrevenant, au mépris des pertes ou de la tradition du combat au sabre.

Le tournant, Ikedaya Jinken, 5 juin 1864
Cette nuit du mois de juin 1864, le Shinsen Gumi entra dans la légende.
Deux mois auparavant, le Shinsen Gumi suspectaient nombre d'habitants de Kyoto, envoyant des espions partout, et patrouillant dans la ville. Il y avait une preuve quant à la présence de samouraïs de Choshu et d'Higo dans la ville, mais leur activité restait inconnue. Les espions suivirent les disciples de Miyabe Teizo, un des leader Ishin Shishi, et découvrirent un hangar, Masuya, qui était une base secrète des Ishin Shishis. Lorsqu'ils pénétrèrent dans le bâtiment, ils y trouvèrent des fusils et de la poudre. Le propriétaire, Kiemon, Shishi de Choshu, dont le vrai nom était Furutaka Shuntaro, fut capturé un jour avant « l'incident » de l'auberge d'Ikeda.
Il fut passé à tabac, mais il refusa de parler, même avec le dos brisé. Alors Hijikata, le démon du Shinsen Gumi, s'en chargea. Une demi-heure plus tard, sa langue se délia: les Shishis voulaient brûler la ville de Kyoto une nuit venteuse autour du 20 juin, et, au milieu de la panique, tuer Matsudaira Katamori et Nagawanomiya Tatsuhiko, capturer l'empereur et l'amener à Choshu.
Le plan n'était pas génial, mais il inquiéta le Shinsen Gumi, soucieux d'éviter un massacre de la population de la ville. Ils contactèrent les soldats d'Aizu, mais ils ne vinrent pas. Le Shinsen Gumi ignorait la localisation de la réunion apportant une touche finale et décisive au plan, aussi Kondo sépara-t-il ses troupes en deux groupes, avec mission d'inspecter les tavernes et les salons de thé de Kyoto. Les deux groupes ne comportaient que 40 hommes chacun, à cause des maladies qui affaiblissaient les autres, qui se propageaient avec la chaleur. Le premier groupe était dirigé par Kondo, et comprenait Okita, Todo, Nagakura, et se dirigea vers l'auberge d'Ikeda (Ikeda-ya). Le second était dirigé par Hijikata et comprenait Inoue, Harada, et Saito Hajime, et se dirigea vers l'auberge de Shikoku (Shikoku-ya). Ces derniers firent chou blanc, mais ce ne fut pas le cas de ceux qui étaient allé à Ikedaya.
A 22 h 00, Kondo entra par la porte de derrière et demanda à consulter le registre des clients. Le garde courut alors dans les escaliers, donnant l'alerte. Kondo courut au deuxième étage après lui, défonça une porte coulissante, et se trouva nez à nez avec 30 Shishis. L'un d'eux éteignit la lumière, mais malgré l'obscurité, Kondo chargea et commença à les abattre l'un après l'autre. Neuf autres entrèrent derrière lui pour l'aider, tandis que les autres restaient en bas autour de l'auberge pour que personne n'en réchappe. Tout était terminé une grosse heure plus tard. Le Shinsen Gumi accusaient un mort, un mourant qui mourut le lendemain, et un blessé. 16 Shishis moururent dans l'auberge, 20 autres pendant la nuit et le lendemain. La victoire du Shinsen Gumi n'est pas surprenante, bien que ceux de l'auberge aient été menés à trois contre un par des samouraïs bien entraînés. En effet, le Shinsen Gumi n'avait cessé de se battre en conditions réelles depuis son arrivée à Kyoto: en un an ses progrès avaient été fulgurants.
Bien que les habitants de Kyoto ne puissent sincèrement les aimer, ils furent reconnaissants au Shinsen Gumi d'avoir sauvé leur ville. L'affaire d'Ikedaya est le pinacle de la réussite du Shinsen Gumi. C'était leur meilleur moment.

Kinmon no Hen, 18 Juillet 1864
Peu après l'affaire d'Ikedaya, le fief de Choshu (aujourd'hui la préfecture de Yamaguchi) leva une armée de 3000 hommes et marcha sur Kyoto en représailles. Le Bakufu alignait 20 000 hommes, plus ceux des clans Satsuma et Aizu, gardiens des portes du palais impérial. La bataille était gagnée avant d'avoir commencé. Le Shinsen Gumi participa à cette guerre, et fut bien entendu dans les camps des vainqueurs. En une seule journée, le clan Choshu perdit 400 hommes, et le Bakufu moins de 60. Le feu ravagea 28 000 foyers, et nombre de civils périrent par les flammes de Kyoto incendiée.

Une meilleure organisation
Le groupe gagna très rapidement en popularité, et de plus en plus de membres vinrent compléter ses rangs. Mais, avec 300 membres au sommet de sa gloire, le Shinsen Gumi devait changer d'organisation. Le mouvement fut réorganisé en 1865 autour d'une hiérarchie mieux articulée, mais comprenant toujours à sa tête les hommes du départ, ceux de Kondo. C'est la hiérarchie la plus célèbre :
Capitaine (Socho) : Kondo Isami (Edo Gyofunai Dappan, maître du Tennen Rishin Ryu)
Vice-Capitaine (Fukucho) : Hijikata Toshizo (Edo Gyofunai Dappan, Mokuroku du Tennen Rishin Ryu)
Conseiller en stratégie militaire (Sanbo): Ito Kashitaro (Hitachi Shizuku Dappan, Shinto Munen Ryu and Hokushin Itto Ryu Menkyo Kaiden)
Capitaines des 10 groupes de combat (Bantaï Kumicho):
Okita Souji (Shirakawa Dappan, Tennen Rishin Ryu Menkyo Kaiden)
Nagakura Shinpachi (Matsumae Dappan, Shinto Munen Ryu Menkyo Kaiden)
Saito Hajime (Banshu Akashi Ronin, maître du Mugai Ryu)
Matsubara Tadaji (Osaka Ronin, maître de Jujutsu du Sekiguchi Ryu)
Takeda Kanryuusai (Izumo Dappan, maître du Naganuma Ryu (Stratégie militaire))
Inoe Genzaburo (Edo Gyofunai Dappan, Tennen Rishin Ryu Mokuroku)
Tani Sanjyuro (Osaka Ronin, maître de Harada Sanosuke)
Todo Heisuke (Edo Gyofunai Dappan, Hokushin Itto Ryu Mokuroku)
Suzuki Mikisaburo (Hitachi Shizuku Dappan, jeune frère d'Ito Kashitaro)
Harada Sanosuke (Iyomatsuyama Dappan, Taneda Houzouin Ryu Menkyo Kaiden)
Caporaux (Gocho):
Shimada Kai
Kawashima Shouji
Hayashi Nobutaro
Okuzawa Eisuke
Maeno Goro
Abe Juuro
Kayama Takehachiro
Ito Tetsugoro
Kondo Yoshitaku
Kumebe Masachika
Kano Washio (du groupe d'Ito)
Nakanishi Nobori (du groupe d'Ito)
Ohara Kozo
Tomiyama Yabee
Nakamura Kosaburo
Ikeda Kotaro
Hashimoto Kaisuke
Ibaragi Tsukasa
(plus 2 autres)
Espions (Roshi Torishimari Yaku Narabi Kansatsu Gata):
Shinohara Tainoshin (du groupe d'Ito)
Yamazaki Susumu
Arai Tadao
Ashiya Nobori
Yoshimura Kan-Ichiro
Ogata Shuntaro
Nettoyage (Kanjo Gakari):
Kawai Kisaburo

NB: Il y avait deux caporaux (Gocho) sous les ordres du capitaine (Kumicho), et chaque unité (Taï) comportait dix hommes.

Instructeurs de Kenjutsu (Kenjutsu Shihan Gashira):
Okita Souji
Ikeda Kotaro
Nagakura Shinpachi
Tanaka Torazo
Arai Tadao
Yoshimura Kan-Ichiro
Saito Hajime
Hattori Takeo
Instructeurs de Jujutsu (Jujutsu Shihan Gashira):
Shinohara Tainoshin
Matsubara Tadaji
Shinoda Sataro
Professeurs de littérature / culture (Bungaku Shihan Gashira):
Ito Kashitaro
Ogata Shuntaro
Mounai Yunosuke
Takeda Kanryusai
Tanba Yuzo
Instructeurs d'artillerie (Hojutsu Shihan Gashira):
Kiyohara Kiyoshi
Abe Juro
Instructeur de cavalerie (Bajutsu Shihan Gashira):
Yasutomi Saisuke
Instructeur de lance (Sojutsu Shihan Gashira):
Tani Sanjuro

Autres troubles internes
Tout n'allait pas si bien que cela dans le Shinsen Gumi:
Quelques mois auparavant, Yamanami Keisuke Tomonobu, l'un des amis de Kondo depuis le dojo Shieikan, et ancien capitaine du Shinsen Gumi, s'isola politiquement de Kondo et d'Hijikata en se rapprochant de la doctrine Sonno Joi. Il déserta subitement, ce qui fit de lui un traître. Il fut capturé peu après par Okita Souji et emmené à l'auberge de Yagi, où il fut contraint au seppuku pour avoir violé le deuxième commandement du Shinsen Gumi. Yamanami appela Okita, son poursuivant, et ils se rencontrèrent une dernière fois. Okita lui laissa une chance de fuir, mais il refusa, rentrant à Mibu pour accepter la sentence de mort. La dureté du jugement d'Hijikata imposée à Yamanami fut mal ressentie par les autres membres, parce que Yamanami était un brave homme honnête. C'est aussi ce qui provoqua la désertion de 15 membres, menés par Ito Kashitaro.
- Miura Keinosuke, fils de Sakuma Shouzan (un des plus grands penseurs du Bakumatsu), était source de problèmes internes dus à son insolence.
- Matsubara Tadaji, capitaine de la 4e unité du Shinsen Gumi, dut se faire seppuku quand il fut impliqué dans une histoire de mœurs.
- Kawai Kisaburo fut exécuté parce qu'il ne pouvait pas justifier un trou dans la comptabilité du Shinsen Gumi.
- Les frères Tani (Mantaro, Sanjuro and Kondo Shuhei) étaient une source de problèmes majeurs. Tout rentra dans l'ordre lorsque Saito Hajime tua Sanjuro, le capitaine de la 7e unité.
- Tauchi Tomo fut exécuté parce qu'il avait été blessé par l'amant de sa femme, et qu'il n'avait pu en venir à bout et s'était enfui.
Le Shinsen Gumi changea ses quartiers et déménagea au temple Nishi Hongan, se faisant détester par les moines, surtout Nishimura Kanefumi, qui plus tard réunit les premières informations au sujet du Shinsen Gumi. Après quelques mois, ils déménagèrent à nouveau dans un endroit que les moines avaient préparé pour eux. Takeda Kanryuusai capitaine de la 5e unité, tenta de s'allier avec Satsuma et déserta. Mais il fut rattrapé et tué par Saito Hajime. Finalement, beaucoup tentèrent de quitter le Shinsen Gumi parce que ses lois étaient trop dures.

Les déserteurs
Mais l'affaire principale fut la désertion du groupe d'Ito, le 10 mars 1867: les gens qui fuirent furent:
Ito Kashitaro
Hattori Takeo
Abe Juro
Tomiyama Yabee
Nakanishi Nobori
Suzuki Mikisaburo
Arai Tadao
Kano Michinosuke (Washio)
Hashimoto Kaisuke
Nakaumi Jiro
Shinohara Tainoshin
Todo Heisuke
Kiyohara Kiyoshi
Mounai Kanmotsu (Yunosuke/Arinosuke)
Saito Hajime
Le second commandement restait pourtant en application: « il est interdit de quitter le Shinsen Gumi ». Kondo et Hijikata placèrent donc un espion parmi ceux qui voulaient partir, surnommés « Goryo Eji ». L'espion était le capitaine de la 3e unité, Saito Hajime, qui envoya des rapports détaillés en se donnant une couverture d'alcoolique qui rackettait même des gens pour se payer des soirées dans les quartiers chauds. Le 18 novembre, le groupe d'Ito fut exterminé lors de l'affaire appelée « Aburanokoji no Ketto », le « Combat à Mort de l'Aburanokoji ». La plupart du groupe de fuyards survécurent, mais les meneurs, Ito Kashitaro, Hattori Takeo and Todo Heisuke furent tués. Saito Hajime y gagna une réputation détestable, et l'incident ne fut pas oublié. Ainsi le 18 décembre, Okita Souji échappa de peu à la mort et Kondo fut blessé par balle à l'épaule par les membres survivants du groupe d'Ito.

Les loups se meurent
En fait, peu importe le mal que se donnaient Kondo et Hijikata, le Shinsen Gumi était déjà sur la pente descendante, à cause de la crise politique qui tournait en leur défaveur. Le 2 janvier 1866, une alliance se créa entre Satsuma et Choshu, qui fut établie par Sakamoto Ryoma, Katsura Kogoro and Saigo Takamori. Le 14 octobre suivant, le shogun laissait le pouvoir à l'empereur, et, le 9 décembre, l'empereur restait seul à assumer le pouvoir politique au Japon.
Le 15 novembre 1867 Sakamoto Ryoma and Nakaoka Shintaro furent assassinés à Oumiya. Immédiatement, le Shinsen Gumi fut soupçonné. Une preuve fut même apportée: un fourreau de sabre appartenant soi disant à Harada Sanosuke, ainsi qu'une sandale trouvée dans un jardin. Ceci provoqua une perte de confiance de tous envers le Shinsen Gumi, surtout de la part des hommes de Tosa. Ce ne fut que bien plus tard, en 1869, qu'un homme du Kyoto Mimawari Gumi avoua que c'était son groupe qui était responsable de l'assassinat. Mais ce meurtre influença l'avenir du Shinsen Gumi, et sa véritable origine ne fut révélée que trop tardivement. Les hommes de Tosa pensèrent que Miura Yasutaro avait manipulé le Shinsen Gumi afin de tuer Sakamoto, aussi décidèrent-ils sa mort. Et le 7 décembre 1867, le Shinsen Gumi fut impliqué dans l'affaire de Tenmaya, une tentative d'assassinat sur la personne de Miura. Cependant, puisque Miura était gardé par Hijikata Toshizo, Saito Hajime, Harada Sanosuke, Yoshimura Kan-Ichiro, Kishima Yoshitaro et Souma Kazue, il parvint à s'échapper.
Enfin, à 17h00, le 3 janvier 1868, un coup de canon déclencha la dernière et plus grande bataille du Bakumatsu, la Bataille de Toba et Fushimi, la première bataille de la guerre du Boshin. Le Shinsen Gumi y prit part, et essuya de lourdes pertes, presque 30 morts, comprenant Inoue Genzaburo Kazushige, le capitaine de la 6e unité, et le chef de l'espionnage, Yamazaki Susumu. Le groupe se replia au château d'Osaka, puis à Edo, mais Yoshimura Kan-Ichiro resta, et, refusant de rejoindre son fief, il fut contraint au suicide rituel. Après cette bataille, le Shinsen Gumi se regroupa à Edo de nouveau, et il fut établi une troisième hiérarchie, puisqu'il ne restait que 44 survivants:

Capitaine: Kondo Isami
Vice-capitaine: Hijikata Toshizo
Capitaines d'unités et assistants du vice-capitaine:
Okita Souji
Nagakura Shinpachi Noriyuki
Harada Sanosuke
Ogata Shuntaro
Saito Hajime
Investigation:
Ooishi Kuwajiro
Kawamura Hayato
Caporaux:
Shimada Kai
Hayashi Nobutaro
Kohara Kozo
Kondo Gisuke
Shimura Takezo
Kumebe Masachika
Ozeki Seiichiro
Maeno Goro
Nakamura Kosaburo
Kakeigata
Kishijima Yutaro
Yauchi Kennosuke
Nakamura Gendo
Ootani Isao
Yasutomi Saisuke
Kanzaki Kazujizo

La fin du Shinsen Gumi
Le 28 février, le Bakufu forma le « Koyo Chinbutai », basé sur le Shinsen Gumi. Cependant lorsque ce groupe fut formé, il ne restait que vingt membres, les autres étant partis. Le 6 mars, le groupe livra bataille à Katsunuma, tentant de vaincre la Kangun, l'armée du régime Meiji Ishin, au château de Koufu, mais ils perdirent, car beaucoup s'enfuirent, réalisant que la bataille était sans espoir.
Le Shinsen Gumi se replia, se regroupant à l'auberge d'Ookubo Shuzen. Cependant, lorsqu'il fut décidé que le Shinsen Gumi se dirigerait sur Aizu, Kondo et Hijikata se disputèrent avec Nagakura et Sanosuke. Ils brisèrent ainsi une amitié de six ans.
Le 1er avril, le Shinsen Gumi déménagea d'Edo vers Nagareyama, et le 3, ils furent encerclés par la Kangun. Kondo Isami, déguisé en Ookubo Yamato, vint s'excuser de leur avoir tiré dessus, mais Arima Fujita connaissait Kondo Isami et il fut démasqué. Il fut arrêté, et, malgré les efforts d'Arima, Kondo fut traité en vil criminel par Kagawa Keizou et Tani Tateki, deux hommes qui haïssaient le Shinsen Gumi depuis le meurtre de Sakamoto Ryoma. Finalement, le 25 avril 1868, Kondo Isami fut décapité dans Itabashi. Il avait 35 ans.
Okita Souji était resté à Edo suite à sa tuberculose en phase terminale. Tout le monde était surpris par sa gaieté alors qu'il se réduisait de plus en plus à l'état de squelette. Personne ne put lui avouer la mort de Kondo, et il mourut en ignorant le destin de son meilleur ami le 30 mai, à 25 ans.
En avril, Hijikata avait rejoint Ootori Keisuke, pour former la dernière armée du Bakufu. Ils combattirent à Utsunomiya, mais perdirent encore face à la Kangun, et se replièrent à Aizu. Le 5 avril, Hijikata rencontra Matsudaira Katamori sur le chemin du retour vers Aizu. Le lendemain, le Shinsen Gumi était envoyer aider les forces du Bakufu à Shirakawa, mais étant donné les blessures d'Hijikata, Yamaguchi Jiro (Saito Hajime) devint leader du Shinsen Gumi, et adopta des tactiques de guérilla contre la toute puissante Kangun. Malgré cela, le Shinsen Gumi perdit la bataille de Bonari le 21 août, et se replia de nouveau au château Wakamatsu à Aizu. Le 4 septembre, ils livrèrent combat, dirigés par Saito, mais les 20 derniers Shinsen Gumi présents moururent. Seul Saito Hajime survécut, et il vécut dans l'ère Meiji en tant que policier sous le nom de Fujita Goro.
Le 20 octobre, Hijikata Toshizo et les derniers survivants du Shinsen Gumi arrivèrent à Hokkaido, établissant leurs quartiers au Goryoukaku. Le 15 décembre, Hijikata fut désigné ministre des armées du pays d'Ezo, dirigé par Enomoto Takeaki. Mais le gouvernement Meiji ne laissa pas faire, et attaqua Hokkaïdo en 1869, envoyant la Kangun. Hijikata mena le Shinsen Gumi à la victoire plusieurs fois, mais il dut se replier sur Hakodate, le 1er mai. Le 11 mai, l'attaque finale eut lieu, et Hijikata fut tué par balle durant la bataille. Il avait 35 ans. La mort d'Hijikata marque la fin du Shinsen Gumi.


CONCLUSION par Otacon102
Une histoire presque romanesque qui alimente donc les nombreux thèmes utilisés dans les mangas, les jeux et les films d’époque japonais. Le Shinsengumi restera à jamais le symbole du Bushido et prouvait déjà à l’époque que même des fils de paysans peuvent avoir un cœur de samurai bien plus pur que ceux dont le rang donnait leur titre de bushi.

Le Sumo

Posté le 20.04.2008 par otacon102
Voici un texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait par, manifestement un passionné du sumo. Je ne vous publie qu'une partie du texte, notamment l'histoire et ses règles principales.
Vous saurez donc que vous pouvez lire l'intégralité de l'article sur Wikipédia, en cliquant ICI.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir emprunté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses intéressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.


Le sumo (相撲) est un sport de lutte japonais. Le combat sumo se caractérise par le gabarit des lutteurs ainsi que par les nombreux rites traditionnels qui entourent les combats. Ce sport reste très populaire au Japon, même si le base-ball et le football le détrone, notamment chez les jeunes.

Histoire
Les origines
Le sumo fut mentionné pour la première fois en 712 dans le Kojiki (Récit des Temps Anciens), premier livre d'écriture japonaise. Le Kojiki relate la victoire de Takemikazuchi contre Takeminakata, deux dieux anciens lors d'un combat de Sumo. C'est ainsi que le peuple mené par Takemikazuchi obtint la possession des îles japonaises et que fut fondée la famille impériale dont est issu l'actuel Empereur.
Mis à part cette légende, il semble que les combats sumo sont apparus il y a près de 1500 ans, sous forme de rituels religieux shinto: Des combats sumo ainsi que des danses et du théâtre étaient dédiés aux dieux en même temps que des prières pour obtenir de bonnes récoltes.

Période Nara
Au VIIIe siècle, les combats sumo sont introduits dans les cérémonies de la Cour Impériale. Des tournois annuels sont organisés, accompagnés de musique et de danses auxquelles participent les combattants victorieux. Les combats de l'époque, qui mélangent boxe et lutte et qui autorisent presque tous les coups, restent très éloignés des combats sumo actuels. Cependant, sous l'influence de la Cour Impériale, des règles furent progressivement formulées, des techniques furent développées et le combat sumo devint proche de ce qu'il est actuellement.

À partir de la Période Kamakura
L'établissement d'une dictature militaire à Kamakura en 1192 est suivie d'une longue période de guerres et d'instabilité. Le combat sumo est tout naturellement vu par les chefs sous l'angle militaire et est utilisé pour augmenter l'efficacité au combat des soldats.
L'unification du Japon sous le shogunat Tokugawa, en 1603, est suivi d'une période de paix et de prospérité, marquée par le développement d'une classe aisée de commerçants. Des groupes de sumo professionnels sont créés pour divertir la classe bourgeoise et le combat sumo prend sa forme actuelle, en tant que sport national du Japon.

Les rikishi
Le sumo professionnel est un sport réservé aux hommes. Les lutteurs de sumo sont appelés rikishi (力士) ou sumotori (appellation utilisée pour les débutants). Lors des combats, ils ne sont vêtus que du mawashi, une bande de tissu serrée autour de la taille et de l'entrejambe, qui constitue la seule prise solide autorisée pendant le combat. Celle-ci fait réglementairement entre 9 et 14 mètres suivant la corpulence du rikishi. Ils sont coiffés selon le style chon mage : les cheveux, lissés avec de l'huile, sont maintenus par un chignon. Un rikishi garde ses cheveux longs pendant toute sa carrière active ; son départ à la retraite est marqué par une cérémonie (danpatsu-shiki) au cours de laquelle ce chon mage est coupé. Les rikishis des divisions supérieures sont coiffées en oicho-mage (le chignon a une forme une feuille de gingko) lorsqu'ils sont en tournoi ou en représentation.
Il n'y a pas de catégorie de poids pour les rikishi et il peut arriver que l'un des combattants ait plus du double du poids de l'autre (les poids de sumo pouvant aller de 70 à 280 kg !). Cependant, les sumos des meilleures divisions pèsent en moyenne environ 150 kg, poids semblant le plus à même d'assurer à la fois stabilité et souplesse.
La vie quotidienne du rikishi est très réglementée : réveil à 5 heures du matin, entraînement, repas de midi à base de chanko nabe, sieste et repas du soir à base de chanko nabe. Les entraînements suivent un certain nombre de rituels ancestraux et les lutteurs les mieux classés se font servir par les apprentis.

Le combat
Avant l'affrontement, les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec les pieds, après les avoir levés très haut : il s'agit du Shiko. En signe de purification, ils prennent une poignée de sel et la lancent sur le dohyo, la zone de combat délimitée par un cercle de 4,55 mètres de diamètre. Il y a également le rituel de "l'eau de force" que le rikishi boit puis recrache. Ce sont les trois gestes rituels les plus importants avant le début du combat proprement dit.
Le combat débute au signal du gyoji (l'arbitre) qui présente alors l'autre face de son éventail. Après une phase d'observation, les lutteurs doivent toucher le sol avec leurs deux mains pour accepter le combat. La confrontation physique peut alors commencer (le début du combat où les deux lutteurs se jettent littéralement l'un sur l'autre est appelé taichiai), les deux protagonistes s'élancent l'un vers l'autre, le but étant d'éjecter l'adversaire hors du cercle de combat ou de lui faire toucher le sol par une autre partie du corps que la plante des pieds. Les combattants peuvent utiliser les prises parmi les 82 autorisées. Ces "prises gagnantes" sont appelées Kimarite.
Il y a six tournois par an : "Hatsu Basho" (Tôkyô, second dimanche de janvier ; hatsu signifie nouveau, ici nouvelle année), « Haru Basho » (Ōsaka, second dimanche de mars, haru signifie printemps) ; « Natsu Basho » (Tôkyô, second dimanche de mai, natsu signifie été), « Nagoya Basho » (Nagoya, second dimanche de juillet) ; « Aki Basho » (Tôkyô, second dimanche de septembre, aki signifie automne) et « Kyushu Basho » (Fukuoka, second dimanche de novembre, Kyushu est l'une des quatre principales îles de l'archipel). Il y a en plus des tournois régionaux qui ne comptent pas dans le classement des lutteurs : les jungyo. Les jungyo peuvent avoir lieu à l'étranger. La France a eu la chance d'en accueillir un en 1995 à Bercy.

Le classement
Pendant le tournoi, l'objectif du rikishi est d'obtenir plus de victoires que de défaites sur un nombre maximal de 15 combats:
S'il parvient à 8 victoires, il est désigné kachi-koshi et peut alors gagner des rangs dans le classement des lutteurs.
S'il perd plus de 8 fois dans un tournoi, il est déclaré make-koshi et peut être déclassé.
Le tableau de classement est appelé banzuke. Le banzuke reprend le classement des lutteurs mais aussi des gyoji et même des yobidashi, les personnes qui déclament le nom des rikishi avant chaque combat.
Lorsqu'un lutteur excelle au tout premier rang, la fédération peut le désigner Yokozuna (Champion suprême). Il est généralement nécessaire pour cela de remporter deux tournois à la suite et d'être jugé moralement digne d'un tel rang (les Yokozunas sont considérés comme les rikishis les plus proches des dieux, voire parfois comme des demi-dieux). Le Yokozuna - qui ouvre les journées de combat par une cérémonie spéciale - conserve son titre à vie et ne pourra régresser dans les classements. Néanmoins, si ses résultats deviennent indignes d'un Yokozuna, l'usage lui imposera de se retirer du monde du sumo. Actuellement, il y a deux Yokozuna, tous deux d'origine mongole, nommés Asashôryû et Hakuhô.
Le sumo professionnel regroupe plusieurs centaines de lutteurs. Les rikishi les mieux classés (les 70 meilleurs) sont appelés sekitori et sont payés par l'association japonaise de sumo (NSK). Ce sont les seuls qui font 15 combats par bashô, les autres n'en font que 7. Chaque rikishi lutte contre des lutteurs de sa catégorie de niveau. Le trophée que remporte le vainqueur de chaque division s'appelle yûshô. En outre d'autre prix peuvent être attribués à l'issue d'un basho dans la catégorie la plus prestigieuse nommée les maku-uchi (les 42 meilleurs lutteurs). Ce sont les kin-boshi (étoile d'or) à celui parmi les 34 moins bien classés de cette division (les maegaeshira) qui aura réussi à gagner un combat contre le (ou les) yokozuna en titre et les sanshô. Les sanshô sont trois prix qui récompensent un lutteur qui s'est démarqué des autres soit par la qualité technique avec laquelle il a gagné ses combats (gino-sho), soit par une performance remarquable tout au long du basho (shukun-sho), soit encore par son courage (kanto-sho). Tous ces prix y compris le yusho, en plus de la prime occasionnée, octroient une augmentation du traitement du rikishi jusqu'à sa retraite.
Les tournois sont diffusés à travers tout le Japon et sont suivis fièvreusement par une grande partie de la population bien que la discipline soit victime de la désaffection du public depuis quelques années.

Les rangs de la première division (Makuuchi) sont les suivants, du plus élevé au moins élevé :

* Yokozuna (actuellement deux : Asashoryu, Hakuho),
* Ôzeki (actuellement quatre : Chiyotaikai, Kaio, Kotooshu, et Kotomitsuki)
* Sekiwake (généralement deux),
* Komusubi (généralement deux),
* Maegashira (plus d'une trentaine).

Suit la deuxième division, appelée Jûryô. Les lutteurs en Makuuchi et en Jûryô sont les sekitori. Les divisions inférieures, par ordre décroissant, sont : Makushita, Sandanme, Jonidan et Jonokuchi. Ces dernières divisions regroupent plus d'une centaine de lutteurs chacune, et seuls les meilleurs parviennent à s'en extraire.

Les Yakuzas

Posté le 21.12.2007 par otacon102
Voici un texte issu du site http://fr.wikipedia.org/ très construit et très bien fait. Je ne vous publie qu'une partie du texte, notamment sur l'histoire des Yakuzas et sur leurs activités jusqu'à aujourd'hui.
Vous saurez donc que vous pouvez lire l'intégralité de l'article sur Wikipédia, en cliquant ICI.
J'espère que l'auteur de cet article ne m'en voudra pas d'avoir empruinté ses écrits afin de vous les publier. Si celui-ci m'envoie un message pour me dire de les retirer je le ferai sans hésitation mais avec une petite déception :) .
Rappelez vous donc que je n'en suis pas l'auteur et j'espère que vous apprendrez des choses interressantes sur un thème faisant pleinement parti de la culture nippone.
(Pour info, l'image du milieu que vous pouvez voir ci-dessus est une pancarte interdisant l'entrée aux yakuzas l'entrée aux onsens, bains publics.)

"Le mot yakuza (やくざ ou ヤクザ), également connu sous le nom de gokudō (極道), désigne le membre d'un groupe du crime organisé au Japon, exclusivement masculin, ou par extension n'importe quel voyou japonais. Les yakuza sont représentés par quatre principaux syndicats, présents sur tout l'archipel, et possèdent également des ramifications dans la zone Pacifique, et même en Allemagne et aux États-Unis. Ils seraient plus de 87 000.
Dans la terminologie légale japonaise, les organisations de yakuza sont appelées Bōryokudan (暴力団), littéralement « groupe violent ». Les yakuza considèrent ce terme comme une insulte, car il s'applique à n'importe quel criminel violent. Dans la presse occidentale, on les identifie parfois à la « Mafia japonaise », par analogie avec d'autres groupes du crime organisé, comme la mafia sicilienne.
Sommaire

Origines et histoire des yakuza
Leur naissance : Durant l’ère Edo
Un acteur déguisé en kabuki-mono, avec son habillement particulier
En dépit de leur notoriété au Japon moderne, l'origine précise des yakuza est encore aujourd’hui sujet à controverse.
La première hypothèse historique possible serait qu’ils sont les descendants des Kabuki-mono ou Hatamoto-yakko, apparus dès le XVII. Il n’y a pas de lien immédiat avec le théâtre, mais le mot « Kabuki » signifie être extravagant, excentrique. D’où l’idée d’un personnage qui ne se plie pas à la règle et qui se manifeste. Le groupe des Kabuki-mono réunissaient l’ère Tokugawa environ 500 000 personnes, toutes serviteurs du Shogun en tant que hatamoto, et c'est pourquoi ils sont également connus comme hatamoto-yakko (les domestiques du shogoun). Mais la « Pax Tokugawa » les laissa sans travail, et de nombreux membres se convertirent au banditisme, pillant villes et villages à travers l’archipel. Ils prirent l’habitude de terroriser les populations, de semer le trouble, voire de tuer des citoyens pour le plaisir, d’où leur nom de « Kabuki-mono » (les « fou ») [2]. On les appelleraient également aujourd’hui des rônins.
On pouvait distinguer les Kabuki-mono par leur mode d'habillement particulier, leurs coupes de cheveux, la longue épée qu’ils portaient et leur mauvais comportement général. Ils avaient également l'habitude de pratiquer le Tsujigiri, qui consistait à tester l'efficacité d'une nouvelle lame sur les passants.
Il n’existe néanmoins, aucune preuve tangible que le groupe Hatamoto-Yakko soit bien l’ancêtre des yakuza. Les yakuza eux mêmes défendent une autre hypothèse: ils affirment descendre des Machi-Yokko (« les serviteurs des villes »). Dans le courant du XVe siècle, les ancêtres des yakuza se seraient ainsi rassemblés pour créer des associations de défense pour se protéger des "Kabuki-mono" et de leurs divers méfaits. Ils vont ainsi devenir des Machi-yako, que l’on pourrait présenter comme étant des défenseurs des opprimés. Ce groupe va peu à peu se diviser en deux castes distinctes :

* les Bakuto (joueurs professionnels) qui travaillaient dans les villes, et contrôlaient le monde des jeux de hasard, très en vogue à l’époque (c’est encore aujourd’hui une des activités les plus lucratives des yakuza)
* les Tekiya (porteurs et camelots) qui travaillaient sur les routes.

À l'origine, le recrutement des membres de ces deux groupes se faisait dans les mêmes milieux (paysans sans terres, voyous). Chaque groupe une fois constitué, s'attachait un territoire fixe et restreint. Comme la mafia italienne, les yakuza sont organisées en familles selon une hiérarchie très stricte. Toutefois, cette hiérarchie est accentuée par le système de oyabun-kobun (litt. père-enfant), l'Oyabun fournissant conseils, protection et secours contre loyauté et services du Kobun.
Dès 1603, certains rônins, samouraïs en rupture de ban mis au chômage par la « Pax Tokugawa » qui durera 250 ans, rejoignent ces deux groupes. Néanmoins, bien que se proclamant défenseurs de la veuve et de l’orphelin, ils ne défendent la plupart du temps que leurs propres intérêts, et vivent de brigandages.
D'après le chroniqueur du magazine français Historia et enseignant au Japon Christian Kessler, c'est véritablement au début du dix-huitième siècle que voient le jour, dans les grands centres urbains d'Osaka et d'Edo (ancien nom de la ville de Tokyo), les organisations yakuza sous la houlette de chefs de bande.
Les groupes yakuza sont également constitués de hinin (non-humains) et de eta (pleins de souillure) qui, dans la hiérarchie sociale, sont derrière les samouraïs, les artisans et les marchands. Les hinin regroupent les gens du spectacle, les gardiens de prison, les bourreaux, etc. ; quant aux eta, ils sont essentiellement constitués par ceux dont le métier est lié à l'abattage d'animaux. D'ailleurs, l'origine de leur discrimination se trouve sans doute dans la religion shintô et dans le bouddhisme qui considèrent comme une souillure toute occupation liée à la mort et au sang. Bien que « libérés » en 1871 lors de la restauration de Meiji, ces burakumin (littéralement gens du hameau) ont toujours souffert de multiples discriminations de caste, principalement à l'emploi et au mariage. Cet état de fait perdure encore de nos jours et contribue encore à fournir les rangs des yakuza. Les burakumin représente 70% en effet des membres du Yamaguchi-gumi, le plus grand clan yakuza.

Origine du nom
Bien que l’origine des organisations remonte probablement au XVe siècle, l’origine du mot « yakuza » est plus récente. Elle est tiré d'une combinaison perdante du jeu de cartes japonais appelé Oicho-Kabu, proche du Baccara, qui est traditionnellement joué avec des cartes de kabufuda et de Hanafuda. À la fin d'une partie, les valeurs des cartes sont additionnées et l'unité de la somme représente le score du joueur. Le but du jeu est de s'approcher le plus de 19.

« ya » vient de yattsu, qui signifie huit (peut également se dire hachi),
« ku » veut dire neuf (le mot kyu est aussi utilisé),
« za » est sans doute une déformation de « san » qui veut dire trois.

Ya-Ku-Sa est une somme de 8-9-3, soit 20 (donc le score est de 0) qui est une main perdante. Ce nom signifie donc « perdants ». Les Yakuzas sont à l'origine issus des plus pauvres, des exclus de la société.

* Une autre origine est parfois évoquée : Les policiers devaient entrer parfois dans des temples pour y débusquer des joueurs, mais non sans hésitation, car les sanctuaires shintoïstes sont sacrés. Sur une chaise, à l’entrée, un guetteur guettait. Le « rôle » (« yaku ») de la chaise (« za ») était donc d'être un rempart entre police et joueurs.

La « voie chevaleresque »
L’intégration de Rônins au XVe siècle a apporté un certain nombres de règles aux yakuza, à l’image du Bushidô chez les Samouraïs. Cette ligne de conduite, le Ninkyôdô (la voie chevaleresque), contient 9 règles :
1. Tu n'offenseras pas les bons citoyens.
2. Tu ne prendras pas la femme du voisin
3. Tu ne voleras pas l'organisation
4. Tu ne te drogueras pas
5. Tu devras obéissance à ton supérieur
6. Tu accepteras de mourir pour le père ou de faire de la prison pour lui
7. Tu ne devras parler du groupe à quiconque
8. En prison tu ne diras rien
9. Il n'est pas permis de tuer un katagari (personne ne faisant pas partie de la pègre)
On notera que la règle 9 n'est pas souvent appliquée, et que peu de clans suivent encore cette éthique, et les traditions en général.

Organisation et activités
Les yakuza ont une structure semblable à celle de la mafia sicilienne, organisé en familles (ikka). Ils ont adopté la structure hiérarchique traditionnelle de la société japonaise, pyramidale, mais aussi familiale, bien que les membres ne soient pas liés par le sang. Chaque « famille » possède un patriarche, l’Oyabun (組長, littéralement « le père », l'équivalent du parrain), aussi appelé Kumichō (組長, tête de famille). Chaque homme accepté chez les yakuza doit accepter ce rapport Oyabun/Kobun, en promettant la fidélité inconditionnelle et l'obéissance à son patron. L'Oyabun, en temps que bon père, est obligé de fournir la protection et les bons conseils à ses enfants. Chacun des deux protagonistes respecte le code du « jingi » (仁義, justice et devoir). Chaque kobun peut à son tour devenir « parrain » quand il le souhaite, tout en gardant son affiliation avec son propre oyabun, et ainsi agrandir l'organisation mère. Le plus proche conseiller de l'oyabun est le Saïko-komon (最高顧問), c'est un poste administratif qui s'occupe de l'état-major (avocats, comptables, etc.). Le saikō-komon dirige ses propres secteurs. Il commande ses propres subordonnés, y compris des conseillers, comptables ou avocats. Juste en dessous se trouve le Waka-gashira, c'est le numéro deux de la « famille », il est sous les ordres directs de l’Oyabun. Son « petit frère », le Shatei-gashira, est de même rang, mais inférieur en autorité. Il est un relais entre les rangs inférieurs et le numéro deux du clan. Les rangs intermédiaires sont composés des Kyodaï (les « grands frères »), et le bas de la hiérarchie par les Shateï (petits frères).
En dehors de la famille, le kumi-in (l'homme engagé) est un exécutant qui pourra peut-être intégré au clan s'il s'en montre digne.
Les yakuza d'aujourd'hui viennent de milieux très variés. Les récits les plus romanesques racontent que les yakuza recueillent les fils abandonnés ou chassés par leurs parents. Ils sont souvent recrutés par un clan dès le lycée, une majorité dans les communautés burakumin et coréenne, peut être à cause de la véritable ségrégation raciale dont elles sont victimes au Japon. Les burakumin représente 70% des membres du Yamaguchi-gumi. La pègre ne se cantonne donc pas qu'aux seuls japonais pour recruter des hommes, elle accepte toutes des origines, ne se fiant qu'aux compétences des individus. En effet, les yakuza se composent habituellement d'hommes très pointus, adroits, intelligents, car le processus pour obtenir un poste dans l'organisation, est très concurrentiel et darwinien. Le milieu japonais est entièrement constitué d'hommes, et il n'y a habituellement aucune femme impliquée, excepté l'épouse de l'Oyabun qui s'appelle le «Kami-san». Quand le chef du Yamaguchi-gumi a été abattu vers la fin des années 90, son épouse lui a succédé pendant une courte période.
Article détaillé : Les Coréens au Japon.

Les rituels
Un irezumi tatoué sur le dos d'un yakuza montrant un Tigre. Souvent, ces tatouages sont utilisés pour symboliser une caractéristique désirée ou possédée, comme la santé ou la bravoure
Pour être admis dans un clan, il faut faire ses preuves, par contre la nationalité n'a aucune importance, il faut juste prouver son attachement aux traditions et à la famille.
Comme dans la plupart des organisations de la pègre, les yakuza ont mis au point une cérémonie d'admission des nouvelles recrues. Ce rituel d’entrée est très cérémonieux : il s’agit d’une réception dont la date est fixée en accord avec le calendrier lunaire. Tous les participants sont vêtus de kimono, et placés suivant un ordre établi, dans le silence le plus complet. La cérémonie se passe dans une salle traditionnelle, où sont entreposés un autel shintoïste et une table basse avec des cadeaux. L'Oyabun et le futur membre sont agenouillés l'un à coté de l'autre en face de témoins (Azukarinin), et préparent du sake mélangé à du sel et des écailles de poisson, puis ils versent le liquide dans des coupes. Celle de l'Oyabun est remplie entièrement, afin de respecter son statut. Le saké symbolise ici les liens du sang. Ils boivent ensuite une gorgée, s'échangent leurs coupes, et boivent à nouveau. Le nouveau Kobun scelle de cette manière son appartenance à la famille et à son Oyabun, il garde sa coupe (nommée Oyako Sakazuki), elle est le symbole de sa fidélité. Si un yakuza rend son Oyako Sakazuki à son chef, il rompt ses liens avec sa famille. Par la suite, l'Oyabun fait un discours rappelant les principes des yakuza, la fidélité et l'obéissance aveugle. Le rituel se clot par la rupture du silence, où tous les participants crient en cœur « Omedetô Gozaimasu ».
Certains Sentô interdisent ouvertement l'entrée aux yakuza, reconnaissables facilement par leur tatouage
Il existe une autre cérémonie, plus simple : la cérémonie de départ, ou de licenciement (« Yubitsume », 指詰め ),. Si un yakuza enfreint le code d'honneur, il doit, pour se faire pardonner, se mutiler lui-même le petit doigt et l'offrir à l'Oyabun, et lui rendre la coupe de saké qu’il avait reçu lors du rituel d’entrée. Si il renouvelle sa faute, il doit recommencer la cérémonie avec les autres doigts. Cette punition, issue de la tradition des Bakuto, n’est pas rare, et peu de yakuza atteignent un âge avancé avec tous leurs doigts. Ils gardent le plus souvent leurs doigts mutilés dans le formol, pour se rappeler leur disgrâce. Néanmoins, cette pratique se raréfie, par souci de discrétion face aux autorités.
Une autre forme de pénitence, plus radicale est le Seppuku (plus connu sous le nom de hara-kiri) suicide rituel par éventration. Populaire chez les samouraïs et soldats japonais qui le pratiquaient comme pénitence pour leurs fautes, les yakuza sont connus pour le pratiquer également, en cas de faute extrême.

Les trois rituels sont importants au sein de la communauté, mais le plus pratiqué, reste le rituel du tatouage, plus connu sous le nom d'"irezumi" au Japon. Sa mi