Nom Japonais : Shichi Nin no Samurai
Réalisateur : Kurosawa Akira
Date du film : 1954
Date de réédition : 2002
Durée : 193 mn
L’un des plus beaux, des plus connus et des plus intéressants film du célèbre réalisateur japonais des années 1950,
Akira Kurosawa ; auteur entre autre de la
Légende du Grand Judo, de
Barberousse ou encore de
Sanjuro, accompagné ici, dans les
Sept Samourais, de son acteur fétiche,
Toshiro Mifune.
La spécialité du réalisateur est de retranscrire le Japon des années 1600, dominé par la législature des samurais. Il s’agit du thème prépondérant de ses films où se mêlent historique et fiction.
L’histoire des
Sept Samourais se déroule en 1652. Un village dans les montagnes est sans cesse pillé de ses récoltes par des brigands. Malgré leur pauvreté, les villageois décident d’engager un premier samourai en échange de riz pour assurer leur protection contre une future arrivée de ces brigands. Ce sage samourai décide d’engager cinq autres hommes expérimentés pour s’atteler à la tâche. Enfin un septième entrera de lui-même dans le groupe, afin de prouver sa valeur de combattant.
De nombreux acteurs qui ont joués dans ce film sont devenus des légendes du cinéma japonais. La plupart d’entre eux sont récurrents durant les années 1950-60 tels que : Takashi Shimura, Yoshio Inaba, Minoru Chiaki et bien sûr le plus connu jusqu’en occident Toshiro Mifune.
Le film lui-même est devenu un incontournable du cinéma de nos jours, peut être aussi par le fait que Akira Kurosawa fut l’un des tous premiers réalisateurs japonais à être reconnu dans le monde. Sa manière de tourner en film un conte nippon connu, ou non, dans une historique bien précise, aimée des japonais et appréciée des occidentaux, (les histoires de samurais étant une curiosité pour eux durant ces années et même aujourd’hui), a probablement projeté cet énorme succès. C’est également durant cette période où se multiplient les longs métrages de ce genre dont Akira Kurosawa serait le chef de file.
Il s’agit, à mon sens, d’un génie du cinéma.
Nom Japonais : Moonlight Jellyfish
Réalisateur: Kosuke Tsurumi
Date du film : 2003
Date de réédition : 2005 (Import)
Durée : 114 mn
Un des plus beaux films que j’ai pu avoir le plaisir de voir. Le réalisateur n’est pas spécialement connu, en revanche l’acteur principal est particulièrement connu et reconnu puisqu’il s’agit de Fujiwara Tatsuya, héros dans le film Battle Royale, et personnage très à la mode en ce moment dans son pays natal puisqu’il joue dans de très nombreux films depuis 1999 et ce malgré son jeune âge. On le retrouvera d’ailleurs en octobre 2006 dans l’adaptation du manga Death Note dans deux films. C’est la présence de cet acteur qui a attiré mon regard sur Moonlight Jellyfish car je considère qu’il joue ses rôles à la perfection.
L’histoire dévoile deux frères, Seiji et Michio Terasawa, dont l’un, Michio le plus jeune, est atteint de la maladie des enfants de la lune. Il s’agit de symptômes relativement rares mais très dangereux : la personne atteinte de cette maladie ne peut sortir dans la rue sous le soleil sous peine de brûler sa peau. En plus de cela, ce jeune homme est attardé mentalement ce qui implique un poids énorme de responsabilité sur les épaules de son grand frère. Celui-ci décide donc d’entrer chez les yakusas pour gagner rapidement et facilement de l’argent afin de payer les soins médicaux de Michio en plus de la nourriture.
En parallèle à cela, une bande de chinois veulent s’approprier les territoires des yakuzas et assassinent tour à tour des chefs de gangs japonais comme chinois. C’est ainsi qu’ils s’attaquent au groupe où travaille le Seiji qui rencontre une infirmière qui va l’aider à supporter le poids de son frère.
Flics ripoux, yakuzas, guerres de gangs et histoires d’amour et d’amitié, il y a un peu de tout dans Moonlight Jellyfish. On ne se méprend pas, il ne s’agit en aucun cas de « film à l’eau de rose » ici.
Comme je l’ai dit plus haut, il s’agit d’un très beau film, bien tourné et attendrissant. Tous les acteurs y jouent parfaitement leur rôle et je parle plus particulièrement ici de Ryo Kimura qui incarne ici à la perfection Michio, trisomique et malade, et qui prouve ainsi ses capacités d’acteur puisque Moonlight Jellyfish dévoile sa première apparition au cinéma.
On peut également retrouver une actrice que j’apprécie moins, Aya Okamoto, que l’on peut voir entre autre dans Versus, navet cinématographique japonais, mais qui, ici, joue bien son rôle d’infirmière.
Un film à voir quoi….